Déi Gréng ont ouvert samedi la saison des congrès des partis politiques du pays. Le ton a tout de suite été donné par les ténors verts : le gouvernement formé par le CSV et le DP, qui arrive à mi-mandat, est un exécutif des «cœurs froids», qui privilégie les mieux lotis par rapport aux plus vulnérables.
L’équipe emmenée par le Premier ministre, Luc Frieden, ne réussit pas vraiment à faire taire les critiques. En même temps, les reproches sont parfois trop répétitifs. Ce sont les règles du jeu qui le veulent : les responsables politiques profitent des grands-messes de leur parti pour soit taper sur les autres, soit se taper sur les épaules. Le tout à deux ans et demi des prochaines élections législatives, en octobre 2028.
Premier parti d’opposition, le LSAP se dotera ce samedi d’une nouvelle coprésidence. Le député et ancien ministre Georges Engel sera associé à Maxime Miltgen, la présidente des Femmes socialistes et conseillère communale de Luxembourg, pour mener les socialistes vers le grand rendez-vous électoral.
Le nouveau duo succédera à Dan Biancalana, le député-maire de Dudelange, et Francine Closener, députée et échevine de Mamer. Une semaine plus tard, le CSV sera appelé à confirmer Luc Frieden comme président et, donc aussi, leader incontesté pour briguer un second mandat de Premier ministre.
Des voix contraires se sont fait entendre ces derniers mois. Le soutien qui s’exprimera en pourcentage sera scruté de près. Également contesté, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a été réélu président de son parti, la CDU, avec 91,2 %.
Qui sortira renforcé ou affaibli des week-ends de congrès à venir? La question mérite d’être posée. En même temps, il faut rappeler que les enjeux et défis qui se posent au Luxembourg et à l’Europe sont bien trop importants pour passer déjà en mode campagne électorale.
Les ministres et élus semblent toutefois déjà penser à 2028. Un exemple parmi d’autres : la large frange de politiciens présents dimanche matin à la Postlaf, la première course à pied en plein air de l’année.
Le Premier ministre a donné le coup d’envoi, confirmant sa volonté de se montrer plus proche des gens. Rien de répréhensible en soi. L’essentiel reste de trouver le bon équilibre.