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[Football] Arsenal retourne en finale, vingt ans après


De retour dans le onze d'Arsenal depuis deux matches, Bukayo Saka a inscrit le seul but de la partie, juste avant la pause. (Photo AFP)

[Ligue des champions] Vainqueur 1-0 de l’Atlético en demi-finale retour, une semaine après son nul 1-1 à Madrid, Arsenal s’est qualifié mardi pour la seconde finale de son histoire après celle – perdue – de 2006.

Vingt ans après, Arsenal est de retour en finale de la Ligue des champions et comme en 2006, année où ils avaient éliminé Villarreal à ce stade de la compétition avant de s’incliner face au Barça, c’est en écartant un club espagnol que les Gunners ont passé l’obstacle des demies. Six jours après leur match nul (1-1) sur la pelouse de l’Atlético Madrid, les Londoniens ont remporté le second round, mardi devant leur public de l’Emirates Stadium, grâce à un but du revenant Bukayo Saka (1-0).

Dans cette première demi-finale retour presque réduite au rang d’amuse-bouche par les attentes dingues entourant les retrouvailles de mercredi entre le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain, ce sont toutefois les Espagnols qui ont tiré les premiers. Sans succès : une reprise du plat du pied de Julian Alvarez est passée à côté (8e), puis il a fallu un très bon retour de Declan Rice pour empêcher Giuliano Simeone d’exploiter un centre d’Antoine Griezmann repoussé par David Raya (11e).

Saka change tout, Gabriel sauve tout

À ces premières banderilles, Arsenal, maître du cuir d’emblée, a répliqué par deux tirs lointains et non cadrés de ses défenseurs, Ricardo Calafiori (9e) et Gabriel (19e). Le second a initié la montée en puissance des Gunners, symbolisée par ces deux débordements côté gauche de Rice (25e), conclu par un centre dangereux de Lewis-Skelly qui n’a pas trouvé preneur, puis de Leandro Trossard (35e), qui s’est écroulé dans la surface au contact de Griezmann sans que M. Siebert ne bronche.

Plus incisifs, les hommes de Mikel Arteta peinaient à convertir leurs intentions en occasions, mais il a suffi d’une pour les voir se détacher, au meilleur moment, grâce donc à leur facteur X et capitaine d’un jour, Bukayo Saka. Décalé à gauche de la surface madrilène, Trossard a armé une frappe puissante du droit que Jan Oblak, masqué, n’a pu que repousser au sol… dans les pieds de l’ailier international anglais, buteur de près (1-0, 44e).

Grand artisan, avec une passe décisive et une but, du large succès (3-0) d’Arsenal contre Fulham samedi en championnat, pour son retour dans le onze londonien, le gaucher a mis les Gunners sur la voie de leur deuxième finale, mais ceux-ci ont bien failli dérailler dès le retour des vestiaires quand Simeone, qui avait bien senti une tête en retrait mal assurée de William Saliba, a devancé la sortie d’Oblak mais été repris à la limite de la régulière, face au but vide, par Gabriel (51e).

Le défenseur central brésilien s’est encore montré décisif dans la foulée, à sa façon, en s’écroulant dans sa surface sur un duel avec Marc Pubill juste avant que Calafiori ne descende Griezmann : le penalty aurait sans doute été inévitable, si M. Siebert n’avait pas sifflé cette première faute au préalable (56e).

Les Scandinaves mangent la feuille

Mis sous pression, Arsenal ne s’est pas contenté d’encaisser les coups. Il en a mis, aussi, et après un enroulé dangereux de l’entrant Martin Ödegaard (60e), le colosse suédois Viktor Gyökeres aurait bien pu mettre l’Atlético définitivement KO, si sa reprise en extension n’avait pas fui le cadre de quelques centimètres, au bout d’un amour d’ouverture de Trossard et d’un centre au cordeau millimétré de Piero Hincapié (66e).

De l’autre côté du terrain, un autre géant scandinave, Alexander Sorloth, s’est aussi vu offrir un ballon en or dans la surface, mais le Norvégien a complètement manqué sa reprise, alors qu’Alex Baena l’avait servi sur un plateau, en retrait (86e). La chance des Colchoneros venait de passer, et c’est donc Arsenal qui défiera le vainqueur de Bayern-PSG, le 30 mai à Budapest.

À la clé, un possible premier sacre dans l’épreuve, voire un doublé, alors que Manchester City, son dauphin en Premier League, a connu une défaillance probablement décisive dans la course au titre, lundi contre Everton (3-3), à trois journées de la fin du championnat. Quel début de semaine, pour les Gunners!

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