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[Volley] Ça commence fort en Novotel Cup


Le Luxembourg a parfaitement débuté cette Novotel Cup. (Photo : Julien Garroy)

La sélection a su redresser la barre après avoir perdu le premier set pour fournir, au final, un match très convaincant.

Il était forcément attendu. Même si son rôle à Tours se limite depuis le début de la saison à jouer le leader en Nationale 2 française (soit le 4 e échelon), Chris Zuidberg n’a plus tout à fait le même statut en sélection, qu’il retrouvait pour la première fois depuis la signature de son contrat de deux ans en Indre-et-Loire. Sur le terrain, vendredi, face au Danemark, il a aussi retrouvé un poste qu’il n’occupe plus depuis son passage en France. Celui de central. Jugé un poil trop petit de l’autre côté de la frontière (2 m) et confronté à une rude concurrence, Zuidberg, devenu pointu, est encore trop utile au centre à la sélection, laquelle continue donc de s’appuyer sur Maroldt en pointe.

Les premières minutes du match ont prouvé l’importance que prend Zuidberg dans cette équipe du Luxembourg. Vainqueur du tournoi l’an dernier (comme sa sélection féminine), le Danemark a subi ses premières attaques, même si les débats restaient, comme on pouvait l’imaginer, plutôt disputés. C’est au bloc que la sélection faisait surtout plaisir à voir en ce début de partie, avec un Rychlicki efficace à son tour

(13-13). Jusqu’aux trois quarts du set, aucune des deux équipes n’a pris ses distances. Les Luxembourgeois ont alors lâché du lest, un peu, ce qui a suffi à leur adversaire pour prendre l’avantage (21-25, 0-1).

L’obstacle suisse à passer

Il s’est alors fait un peu plus discret, Zuidberg, alors que Rychlicki enchaînait les services à l’entame de la deuxième manche. Cette fois, l’écart était plus franc et en faveur des Luxembourgeois (8-3), qui réussissaient à maintenir la pression. Elle était presque insolente, cette réussite, quand le jeune Glesener, 17 ans, se jouait de la réception nordiste au service et que l’égalisation se rapprochait (23-13). Maroldt, d’un ace, remettait les compteurs à zéro (25-15, 1-1).

Les choses se passaient toujours aussi bien dans le troisième set. Rychlicki servait fort, Zuidberg se montrait à nouveau au bloc. Les Danois, quand ils en ont eu l’occasion, ne parvenaient pas à lancer une série (13-6, 16-10). Il n’y avait plus qu’à capitaliser sur cette avance, ce que les hommes de Dieter Scholl ont fait, trouvant tantôt la faille dans le système adverse, tantôt le block-out, à l’image de Maroldt, particulièrement efficace à ce jeu-là. Toujours précieux, Rychlicki signait le dernier point du set sur une longue passe de Braas (25-18, 2-1).

Les Luxembourgeois mettaient alors la gomme, histoire de ne laisser aucune chance aux Danois de revenir dans le coup. Au deuxième temps mort technique de la quatrième manche, l’affaire n’était plus très loin d’être pliée (16-8). Une grosse gifle de Zuidberg, un smash de Rychlicki non maîtrisé par la défense adverse, un service dans le filet de Tolle et la messe était dite (25-18, 3-1).

Pour le Luxembourg, le plus dur est fait, serait-on tenté de dire, au vu du potentiel des Danois. Reste que la Suisse, qui a infligé une lourde défaite à l’Islande (3-1, avec un 25-11 dans le dernier set) et que les hommes de Scholl affronteront ce samedi, n’est certainement pas à prendre à la légère.

Raphaël Ferber

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