Le syndicat des agents pénitentiaires dénonce un nouvel épisode de violence et réclame des mesures urgentes pour renforcer la sécurité du personnel.
Un agent pénitentiaire a été blessé au visage et au crâne après avoir été frappé avec une assiette en porcelaine par un détenu, annonce ce mercredi 5 août l’Association des agents pénitentiaires (AAP).
Selon le syndicat, la violente agression a dégénéré en une intervention physique au cours de laquelle plusieurs agents ont dû maîtriser et immobiliser le détenu, qui opposait une vive résistance.
Pris en charge par le service médical, l’agent blessé a immédiatement reçu les soins nécessaires.
Les faits se sont produits au centre pénitentiaire Uerschterhaff (Sanem), réservé à la détention préventive.
Ce nouvel incident survient quelques jours à peine après l’agression, le 30 juillet dernier, de trois autres agents pénitentiaires, qui avaient eux aussi été blessés.
L’AAP fait part de sa profonde préoccupation face à la recrudescence des violences visant le personnel pénitentiaire. «Les agressions physiques, les menaces et les insultes ne peuvent en aucun cas devenir une composante normale de leur profession», souligne le syndicat.
La sécurité, une «priorité absolue»
À la suite de ce nouvel épisode de violence, l’Association des agents pénitentiaires réaffirme son «soutien total» aux collègues blessés et appelle «les autorités compétentes à mettre en œuvre tous les moyens humains, matériels et juridiques nécessaires afin de garantir des conditions de travail sûres et de protéger efficacement le personnel».
Elle rappelle que la sécurité des agents doit demeurer une «priorité absolue».
Pour le syndicat, l’incident survenu ce mercredi illustre une nouvelle fois la violence à laquelle les agents sont régulièrement confrontés. Il réclame un «recrutement massif» afin de renforcer les effectifs et rappelle avoir déjà alerté les autorités, en début d’année, sur la dégradation des conditions de travail et le risque d’une intensification des violences.
«Les agents pénitentiaires assurent chaque jour une mission essentielle au service de la sécurité publique et de l’État de droit. Ils doivent pouvoir accomplir cette mission avec les moyens adéquats et sans avoir à craindre pour leur intégrité physique», conclut l’AAP.