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[Tour de France] 16e étape : troisième victoire pour Sagan, in extremis


Le maillot vert Peter Sagan a coiffé le Norvégien Alexander Kristoff et l'Australien Michael Matthews au sprint à Berne. (photo AFP)

Le champion du monde, le Slovaque Peter Sagan, s’est adjugé in extremis la 16e étape du Tour de France, lundi à Berne, son troisième succès depuis le départ.

Sagan, qui a lancé son vélo sur la ligne dans un geste de sprinteur, a remonté le Norvégien Alexander Kristoff, qui croyait bien avoir gagné. L’examen rapide de la photo-finish a permis de décerner la victoire au porteur du maillot vert, vainqueur pour la septième fois sur le Tour.

Le coureur de Tinkoff a d’ores et déjà égalé son meilleur score, trois succès, réalisé lors de sa première participation en 2012. Dans cette étape de transition, à la veille de la seconde journée de repos, deux coureurs d’une même équipe (Etixx), l’Allemand Tony Martin et le Français Julian Alaphilippe, ont mené une longue échappée de plus de 170 kilomètres.

Bien que voué à un probable échec, le coup de force s’est prolongé jusqu’à l’approche des 20 derniers kilomètres. Sans attendre un quatuor lancé en contre-attaque (Edet, Roosen, Craddock, Breen), sans s’octroyer de répit, le duo a traversé la campagne du Jura (est de la France) à vive allure (49,5 km dans la première heure) pour s’accorder une avance maximale de près de 6 minutes. L’écart a décru à l’approche de la frontière franco-suisse (km 106) malgré les efforts de Tony Martin, transformé en locomotive.

Un duo pour une folle aventure

« J’ai souffert dans sa roue », a déclaré Alaphilippe, le plus souvent dans le sillage du triple champion du monde du contre-la-montre lancé dans une folle aventure, aussi belle que risquée. Car les équipes intéressées par le succès d’étape (Katusha, Direct Energie et surtout Tinkoff), méfiantes à l’égard des capacités de rouleur de Martin, ont lancé la poursuite sans attendre les cent derniers kilomètres.

Le duo a ralenti seulement quand le peloton s’est rapproché à moins d’une minute et demie, à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. Alaphilippe, épuisé après avoir déjà beaucoup donné la veille, s’est relevé sur un faux-plat sous la banderole des 25 derniers kilomètres. Quelques minutes plus tard, Martin a été rejoint à son tour (173 km d’échappée).

Dans la traversée de Berne, que le Portugais Rui Costa a abordé en éclaireur avec le gros du peloton aux trousses (12 sec aux 7 km), aucun coureur n’a pu se dégager. Le peloton s’est fractionné sans que le porteur du maillot jaune, le Britannique Chris Froome, soit piégé dans la cassure.

Au sprint, l’Allemand John Degenkolb, qui avait bénéficié du travail de son coéquipier français Warren Barguil dans la dernière côte, avant la flamme rouge du dernier kilomètre, n’a pu faire mieux que 4e, derrière le Norvégien Sondre Holst Enger. A domicile, puisqu’il habite à 4 kilomètres du stade de Suisse, site de l’arrivée, le Suisse Fabian Cancellara a obtenu un accessit (6e). « Il m’a manqué un peu de force sur la fin », a reconnu « Spartacus », qui dispute son dernier Tour.

Froome, 13e de l’étape, a passé une journée tranquille. Il ne reste plus que cinq journées de course pour le vainqueur sortant, grand favori pour une troisième victoire à Paris.

Le Quotidien / AFP

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