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[BGL Ligue] «Caza» et Becca, encore sur le gril cet été?


(Photo : luis mangorrinha)

Son Swift a fait un grand pas vers le titre en battant le F91 mais le technicien se demande (encore) s’il sera conservé cet été.

Le Swift a six points d’avance sur le F91 depuis à peine 72 heures et Pascal Carzaniga est déjà taquin comme aux plus belles heures. Après le coup de force moral que représente la victoire de ses hommes (4-3), qui étaient pourtant menés 1-3 à vingt minutes de la fin de la rencontre, «Caza» a eu l’impression d’être replongé huit ans en arrière.

Le technicien garde des souvenirs émus de son seul titre au pays, en 2014, à l’issue d’une finale lors de la dernière journée contre le Fola (3-0), alors qu’il savait pourtant pertinemment qu’il serait remercié la semaine suivante. Et de fait, il le serait officiellement l’après-midi ayant précédé la finale perdue contre Differdange (2-0). «Tout le monde prétendait que c’était parce que je n’avais pas fait le doublé, rit-il encore aujourd’hui. Mais c’était déjà réglé avant même le coup d’envoi!» Alors que quelques jours plus tôt, il avait encore été défendu dans les médias par Julien Jahier, l’un de ses joueurs phares, le technicien français était passé à la postérité en devenant l’un de ces rares entraîneurs non conservés après un sacre de champion. Ce qui ne l’a pas empêché de s’y recoller au Swift, en pompier de service, en octobre 2020, prenant une équipe en 8e position pour la conduire à la 3e place à trois points seulement du champion. «Mais cette fois-là, on n’a pas accepté mon adjoint, David Zitelli et je n’étais pas d’accord.» Malgré l’Europe, là encore, séparation et un Hesperange en Europa League avec un coach qui n’était, encore une fois, pas «Caza».

Cela n’a pas empêché le sponsor et son entraîneur préféré de renouer encore une fois, l’été dernier. Avec Zitelli dans le package cette fois. «Je ne serais pas revenu sinon.» Mais est-il envisageable, encore une fois, en cas de titre dans un mois et demi, de voir l’attelage Caza-Becca revoler en éclats?

Il n’y a que 50 % de chances que je sois encore là pour éventuellement faire la Ligue des champions

Bizarrement, le coach lui-même ne l’exclut pas. «Si vous me demandez si je serai encore là cet été pour jouer la Coupe d’Europe, je vous répondrai que je pourrai peut-être vous dire ce que sera mon avenir… le 22 mai. On ne m’a jamais demandé de faire le doublé, seulement de gagner le championnat. Alors oui, j’avais signé pour deux ans et je serai encore sous contrat après cet été, mais je l’étais encore aussi au F91 où j’ai gagné le titre dès ma première année au Grand-Duché. Mes chances d’être là pour jouer la C1? Je dirais 50 %. Je ne sais pas ce que Flavio a en tête.»

Le mécène pourrait-il avoir envie de tout rechanger encore une fois pour donner, déjà, un nouvel élan? Toujours est-il qu’à un mois et demi de la fin de saison, Carzaniga, qui ne dispose plus d’un directeur sportif pour faire le lien avec Flavio Becca, s’occupe des discussions sur le futur en direct et n’a toujours pas vraiment d’idée sur ce qu’il se passera au niveau du recrutement. Ce qui reste étonnant. Et suscite ce commentaire amusé de «Caza» : «Peut-être que je rentrerai au Livre Guinness des records comme le coach qui a le plus été viré après avoir été champion! Mais honnêtement, ne pas jouer la Ligue des champions, ce n’est pas si grave pour moi. Cela dit, je ne reviendrai pas une quatrième fois.» Encore une séparation? Alors que ces deux-là semblent tellement faits pour s’entendre?

Un commentaire

  1. Claude Jacoby

    Carzaniga est l’entraîneur de loin le moins compétent que j’ai jamais vu au Progrès de Niederkorn

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