[MONDIAL-2026] À la suite de son transfert au Real Madrid, le latéral est le seul représentant de la maison blanche au sein de la Roja, qui compte sur lui pour se lancer pleinement dans la compétition.
Dani Carvajal, 34 ans, a réalisé une saison trop décevante pour même faire partie de la liste des 55 joueurs présélectionnés et Raul Asencio n’a jamais été dans les plans de Luis de la Fuente. Mais à quelques heures de l’entrée en lice lundi de l’Espagne à la Coupe du monde contre le Cap-Vert, le Real Madrid a officialisé l’arrivée du défenseur gauche aux cheveux longs et bouclés, mettant fin à cette exception. Ce transfert surprise, dont les négociations ont été «très rapides», le voit revenir en Espagne après avoir commencé au FC Barcelone, où il a été formé mais où il n’a jamais percé.
«Il est toujours là quand on a besoin de lui»
C’est en grande partie grâce à une discussion avec José Mourinho, le nouveau coach des Merengues, que l’Espagnol a pris sa «bonne» décision, lui qui n’a pas souhaité poursuivre à Chelsea, sans Coupe d’Europe la saison prochaine, dans un club où il avait renversé les suffrages et s’est établi comme une référence européenne à son poste, après des débuts difficiles.
Cucurella, connu pour sa célébration «pingouin», ne laisse personne indifférent : les supporters adverses le détestent souvent pour ses provocations et réclamations et ceux de Chelsea ont appris à l’aimer, pour son côté agressif et son engagement.
Avec sa sélection, c’est pareil. Malgré le timing discutable de l’annonce, cette nouvelle n’a pas semblé perturber le joueur, qui a été l’un des seuls Espagnols à être entré pleinement dans le match lundi contre le Cap-Vert. Pour sa première Coupe du monde à 27 ans, il a été l’un des éléments les plus en vue. En se projetant vers l’avant, il a créé les plus grosses occasions en première période.
Par ses performances et son charisme, il est devenu l’un des joueurs emblématiques (25 sélections) de la Roja et titulaire indiscutable dans le couloir gauche depuis l’Euro-2024 remporté en Allemagne.
Dimanche, contre l’Arabie saoudite, Luis de la Fuente comptera sur lui pour lancer pleinement les champions d’Europe vers la quête d’un doublé Euro-Coupe du monde, avec l’aide de l’ailier Nico Williams devant lui.
«Pour l’Espagne, il a toujours été un choix de conviction. Pas seulement depuis l’Euro. Il est avec moi depuis qu’il a 17 ans et je sais à quel point il gère bien la pression. Il est toujours là quand on a besoin de lui. C’est une valeur sûre», commentait le sélectionneur dimanche, rejetant l’idée que ce transfert symbolique ait pu perturber le joueur ou l’équipe.
«Si c’est une bonne nouvelle pour Cucurella, c’est une bonne nouvelle pour l’équipe», a-t-il appuyé.