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[Football] Premier League : Arsenal se rêve en nouvelle puissance hégémonique


Arsenal a parfaitement lancé sa saison dimanche en remportant le Community Shield aux dépens de Manchester City. (Photo AFP)

[Angleterre] Le triomphe en Premier League, après 22 ans d’attente, a aiguisé l’appétit d’Arsenal, un monstre de stabilité considéré comme un favori à sa succession à l’aube d’une nouvelle saison de transformation pour ses principaux rivaux.

Champion d’Angleterre en titre, Arsenal donne le coup d’envoi de la Premier League vendredi (21 h) à la maison contre Coventry City, sacré en Championship la saison dernière. L’entraîneur du promu, Frank Lampard, a peut-être passé quelques nuits blanches en réfléchissant à la manière de faire plier Arsenal, mais ce casse-tête risque de tourmenter certains de ses homologues disposant d’effectifs bien plus fortunés.Sous la coupe de Mikel Arteta, le club au canon est en effet devenu une machine à gagner qui défend très bien, perd très peu et étouffe souvent ses adversaires, même les plus chevronnés. La prochaine étape consiste à étendre cette domination sur plusieurs années, à la manière d’un Manchester United sous Alex Ferguson ou d’un Manchester City sous Pep Guardiola.

Du changement sur les bancs des cadors

« Ces équipes ont une qualité incroyable: maintenir au quotidien des standards du plus haut niveau. Je n’ai aucun doute que nos joueurs ont ce désir et cette ambition. Maintenant, c’est quelque chose que nous devons accomplir chaque jour », a déclaré Arteta jeudi face aux médias.

La large victoire 3-0 au trophée des champions (Community Shield) contre Manchester City, le week-end dernier à Cardiff, a en tout cas montré que ses griffes étaient déjà acérées. Et que ses deux principales recrues de l’été, l’ailier grec Christos Tzolis et le milieu brésilien Bruno Guimaraes, étaient déjà bien intégrées.

Arsenal a connu une intersaison calme sur le front des transferts et cette stabilité pourrait être un gage de succès face à des concurrents qui, eux, ont été bousculés par de nombreux changements sur le banc et dans l’effectif. La valse des entraîneurs a propulsé Andoni Iraola (ex-Bournemouth) à Liverpool, son compatriote espagnol Xabi Alonso à Chelsea, et l’Italien Enzo Maresca à Manchester City, où il a la lourde tâche de succéder à Pep Guardiola.

Le club du nord-ouest de l’Angleterre, sextuple champion entre 2018 et 2024, doit en outre digérer le départ d’anciens cadres influents comme John Stones (Inter Milan), Bernardo Silva (Real Madrid) et surtout Rodri (FC Barcelone). Liverpool est aussi orphelin de Mohamed Salah (Trabzonspor), Andy Roberton (Tottenham) et Ibrahima Konaté (Real).

Aston Villa amoindri, Tottenham hyperactif

Comme d’habitude, Chelsea s’est montré très actif dans le sens des départs (Chalobah, Garnacho, Cucurella…) et des arrivées, où des renforts d’expérience et de talent ont été enregistrés (Jordan Henderson, Danny Welbeck, Maxence Lacroix, Morgan Rogers). Les Blues, dixièmes la saison dernière, ne disputent aucune compétition européenne et auront donc cet avantage « fraîcheur » sur lequel s’appuyer au moment de batailler en Premier League.

« L’ambition, c’est d’être le plus haut possible. On verra où nous en serons en mai, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Pour y parvenir, il faut prendre des points et gagner dès le début, et c’est notre objectif », a déclaré Xabi Alonso avant le derby inaugural chez le voisin Fulham, lundi.

Manchester United et Aston Villa, membres du top 4 la saison dernière, devront eux négocier le championnat et la Ligue des champions de front, ce qui rend la tâche plus ardue. Le club de Birmingham a perdu des plumes cet été en vendant Lucas Digne, Youri Tielemans et Morgan Rogers et, même si des recrues sont arrivées depuis (Ruggeri, Gomes, Manzambi), il sera difficile pour l’entraîneur Unai Emery de rester dans les hauteurs du championnat.

Tottenham, à l’inverse, entend bien jouer des coudes au sein du peloton de tête après deux dernières saisons achevées à une indigne dix-septième place, la première au-dessus de la zone de relégation. Les Spurs ont certes perdu des cadres comme Cristian Romero et Djed Spence. Mais l’entraîneur Roberto De Zerbi a obtenu de précieux renforts, à commencer par Sandro Tonali, Jan Paul van Hecke, Mateus Fernandes et Andy Robertson.

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