[Mondial-2026] La superstar portugaise, au crépuscule de son immense carrière, abat sa dernière carte pour tenter de soulever le seul trophée qui lui manque, en commençant par le Congo.
Mais «CR7», joueur le plus capé de la sélection portugaise, du monde tout court, refuse de vieillir. Et quand d’autres auraient opté pour une retraite dorée, l’ancienne idole du Real Madrid et de Manchester United persiste.
Il va vivre à la tête de la sélection portugaise, sa sixième Coupe du monde, un exploit de longévité qu’il partage avec son rival de toujours, Lionel Messi.
Mais le numéro 10 de l’Albiceleste a connu la consécration au Qatar en soulevant le trophée en 2022, quand CR7 y a vécu une nouvelle désillusion, éliminé en quart et surtout relégué sur le banc par le sélectionneur de l’époque Fernando Santos.
Le sentiment de revanche et d’inachevé ont certainement animé CR7 depuis, lui qui n’a plus atteint les demi-finales d’un Mondial depuis sa première participation en 2006.
Si son statut et son aura continuent à le mettre sous le feu des projecteurs, ils le placent également sous le feu des critiques.
Son arrivée dans le championnat saoudien à Al-Nassr en 2023 avait soulevé son lot de polémiques, entre sa promotion lucrative de l’Arabie saoudite et sa visite au président américain Donald Trump. Il manque en outre d’efficacité, silencieux devant le but par exemple lors des deux matchs amicaux contre le Chili (2-1) et le Nigéria (2-1).
«Vous n’avez pas regardé les matches?»
Sa confiance en lui en revanche ne s’effrite pas. «Physiquement, je vais bien. Vous n’avez pas regardé les matchs?», a-t-il lancé sèchement à un journaliste qui le questionnait justement sur ses performances lors des matchs amicaux.
«Le plus important, c’est que les choses sérieuses commencent le 17 juin. C’est là qu’on verra qui sont les vrais champions», a-t-il lâché.
Le nouveau sélectionneur, l’Espagnol Roberto Martinez, lui a pour l’instant conféré un statut quasiment d’intouchable, conforté en titulaire devant Gonçalo Ramos. Mais la gestion de Ronaldo au fil du tournoi risque aussi de devenir un sujet délicat à gérer pour Martinez.
Au-delà de CR7, l’équipe portugaise possède un effectif solide sur toutes les lignes, et un milieu de terrain à faire rêver (Vitinha, Joao Neves, Bruno Fernandes), de quoi nourrir des ambitions légitimes.
Pour sa part, la République démocratique du Congo revient en Coupe du monde après 52 ans. En 1974, elle y avait participé sous le nom de Zaïre. Mais son retour n’a pas été des plus tranquilles : à la fois sa préparation et son arrivée sur le territoire américain ont été perturbées par l’épidémie d’Ebola qui sévit sur son territoire. Comment contrarier CR7 dans ces conditions?