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[Football] La couronne est bien terne, mais il reste le joyau Kane


Sans lui, ce serai déjà fini. (Photo : afp)

[MONDIAL-2026] Que ferait l’Angleterre sans lui? Certainement ses valises pour rentrer piteusement à la maison, s’il ne l’avait pas sortie de l’ornière face à la RD Congo, avec un doublé salvateur (2-1).

Au lieu de quoi, les Three Lions rugissent encore comme ils peuvent et s’apprêtent à faire leur paquetage pour Mexico, où dans l’enfer de l’Azteca juché à 2 200 m d’altitude, les attend de pied ferme l’enfiévré pays coorganisateur en 8e de finale. Un adversaire, avec ses quatre victoires consécutives, huit buts marqués, aucun encaissé, bien plus imposant sur le papier que la RDC.
Or s’il y en a un que ce genre de défi n’effraie pas, parce que son job est justement de marquer et qu’il le fait à merveille, c’est Harry Kane. Son égalisation de la tête et sa frappe puissante en pivot, réussis en onze minutes dans le dernier quart d’heure, pour renverser une situation hautement compromise qui sans lui eût abouti à un fiasco monumental, ont été dans le plus pur style «Kanesien», avec ce sens inné du placement, cette volonté de fer dans l’engagement, cette précision si redoutable dans l’exécution.«Quand vous avez quelqu’un qui peut vous faire gagner un match comme ça… Ce deuxième but, il envoie le ballon dans la lucarne, c’était dingue à voir. Quel joueur! Nous avons énormément de chance de l’avoir», saluait son vice-capitaine Declan Rice.

Kane refusait de tirer la couverture à soi. «Leur gardien a sorti des arrêts incroyables, on commençait à se dire que c’était peut-être simplement un de ces jours-là. Mais c’est là que je suis le plus fier des gars, et de moi aussi. On a gardé la foi, on a continué à mettre le ballon dans les bonnes zones. L’un d’entre nous allait avoir son moment héroïque et heureusement pour moi, c’était aujourd’hui.»

Une grande première depuis… 1966

Jusqu’à ce qu’il joue les sauveurs, l’Angleterre a pourtant été longtemps poussive et sans grandes idées, à l’image de Jude Bellingham et Marcus Rashford, butant sur une défense congolaise et son gardien Lionel Mpasi, il est vrai dans un très bon jour.

Marqueur d’élite comme l’Angleterre n’en a sûrement jamais eu, sans faire injure à Bobby Charlton, Gary Lineker ou Wayne Rooney, l’attaquant de 32 ans en est désormais à 84 buts en 118 apparitions, très loin devant les références précitées.

Et aujourd’hui, toute l’Angleterre de clamer «God save the Kane» pour qu’un deuxième sacre mondial survienne. L’Angleterre a d’ailleurs peut-être brisé un sort vieux de soixante ans, puisqu’elle n’avait plus remporté un match de Coupe du monde après avoir concédé le premier but depuis… la finale de 1966.

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