[Mondial-2026] Un immense choc attend la France mardi contre la grande Espagne, championne d’Europe, avec comme enjeu une troisième finale de Coupe du monde d’affilée pour les Bleus.
La tâche de la France, mardi en demi-finale du Mondial à Dallas, s’annonce titanesque face à l’Espagne, ses techniciens et son collectif à nul autre pareil, le tout magnifié par le prodige Lamine Yamal. Mais après avoir enchanté le tournoi par leur jeu spectaculaire et offensif, les Bleus comptent bien célébrer à leur manière le 14 juillet, avec un succès de prestige en guise de feu d’artifice.
Ils s’avancent conquérants vers ce rendez-vous, sûrs de leurs forces et bien décidés à poursuivre leur splendide aventure nord-américaine jusqu’à l’ultime rencontre prévue le 19 juillet au MetLife Stadium d’East Rutherford (New Jersey), contre le vainqueur d’Argentine – Angleterre, et à rapporter une troisième étoile à la maison après 1998 et 2018 pour offrir à Deschamps des adieux en grande pompe.
En 2024 et 2025, la Roja était au-dessus
Les Français ont déjà accompli un sacré exploit en atteignant de nouveau le dernier carré. Mais en cas d’accession à la finale, après celle remportée en 2018 et la défaite aux tirs au but en 2022 face aux Argentins, ils entreraient véritablement dans l’histoire de la compétition, seules deux nations ayant réussi une telle performance, l’Allemagne entre 1982 et 1990 et le Brésil entre 1994 et 2002.
Ce serait alors la cinquième finale sur les huit dernières éditions pour un pays naguère moqué pour être le champion du monde des matches amicaux. Mais ni Deschamps ni son capitaine Kylian Mbappé ne se contenteront de telles statistiques. La superstar l’a martelé juste après la qualification pour les demi-finales aux dépens du Maroc (2-0) : pour entrer définitivement dans les annales, la France devra soulever le trophée.
«J’ai été champion du monde et vice-champion du monde. Cette équipe n’a été ni championne du monde ni vice-championne du monde. Les équipes fortes sont celles qui gagnent et, pour l’instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi», a-t-il déclaré.
Pour Mbappé et le sélectionneur, cette demi-finale n’est qu’une «étape». Mais assurément la plus ardue. L’Espagne reste sur deux victoires cinglantes face aux Bleus, à chaque fois au même échelon, en 2024 à l’Euro (2-1) et l’an dernier en Ligue des nations (5-4). Malgré l’étroitesse du score, la Roja avait surclassé la France avec Lamine Yamal dans le rôle du bourreau.
La France a de sérieux atouts
Mais cette année, la France est portée par un trio magique Mbappé-Dembélé-Olise en attaque et une défense solidement ancrée autour de la charnière centrale Upamecano-Saliba, qui n’a encaissé que deux buts en six sorties. Yamal n’a, lui, pas encore ébloui ce Mondial (1 but, aucune passe décisive), laissant Dani Olmo ou Mikel Oyarzabal (4 buts) s’illustrer.
Mais le Barcelonais a déjà lancé le match par médias interposés. «Si la France doit craindre quelqu’un, c’est nous. C’est nous qui les avons éliminés la dernière fois. On verra bien ce qui se passera, mais on n’a pas peur», a-t-il affirmé vendredi à la télévision espagnole TVE après avoir obtenu la qualification contre la Belgique (2-1).
Mbappé le Madrilène, déjà auteur de huit buts, voudra à n’en pas douter répliquer à l’ailier du Barça sur le terrain. Hors de question pour le capitaine de s’arrêter aux portes de la finale, lui qui a tout misé sur son épreuve fétiche après une saison sans titre au Real et veut continuer à écrire sa légende et celle de l’équipe de France.