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[Football] Angleterre – Argentine, une demie au parfum de légende


L'Anglais Jude Bellingham a inscrit ses 5e et 6e buts de la compétition, samedi contre la Norvège. (Photo : afp)

[MONDIAL-2026] L’Angleterre et l’Argentine s’affronteront mercredi dans une demi-finale au parfum de légende, 40 ans après la «Main de Dieu» de Maradona.

Portés par un très grand Jude Bellingham, auteur d’un doublé, les Anglais ont éliminé (2-1) la Norvège à Miami. Plus tard à Kansas City, l’Albiceleste a encore souffert pour battre en prolongation (3-1) une Suisse réduite à dix. Cette seconde demi-finale se jouera mercredi à Atlanta, au lendemain de celle, tout aussi alléchante à Dallas, entre la France, vice-championne du monde, et l’Espagne, championne d’Europe en titre.Dans la touffeur de Miami, deux des meilleurs buteurs de la compétition étaient face à face : Erling Haaland (7 buts) et le capitaine anglais Harry Kane (6 buts). Ce dernier s’est vu refuser un but pour hors-jeu et, au final, aucun des deux n’a marqué dans ce duel entre deux équipes longtemps paralysées par l’enjeu.Bellingham éclipse Haaland et Kane

Novice à ce stade du Mondial, la Norvège a attaqué la partie en défendant, laissant le ballon à des Anglais incapables d’être menaçants. Les hommes de Thomas Tuchel ont même été douchés à la 36e minute quand Andreas Schjelderup a déclenché un tir dans un angle impossible qui a lobé Jordan Pickford, touché le poteau et fini au fond des filets.

La gifle a réveillé les Three Lions. Dix minutes plus tard, bien servi par Anthony Gordon, Jude Bellingham (1-1, 45+2) s’est chargé seul d’égaliser en faisant parler sa maîtrise technique dans la surface. Le milieu du Real Madrid, brillant, a aussi foudroyé la Norvège en début de prolongation en reprenant un ballon mal repoussé par Orjan Nyland.

Si costauds jusqu’ici, les Vikings ont semblé assommés en fin de match, à l’instar d’Erling Haaland inexistant, et remplacé en prolongation. Bellingham, lui, a été salué en fin de match par un magnifique «Hey Jude» entonné par le public anglais qui peut commencer à croire que ce Mondial pourrait être le bon. Depuis son sacre en 1966, l’Angleterre ne s’était hissée que deux fois en demi-finale, en 1990 puis en 2018.

Mercredi, les Anglais affronteront les Argentins et on salive déjà de la perspective de cette affiche qui a presque toujours fait des étincelles. La demie à Atlanta convoquera les souvenirs du match de 1966 remporté par l’Angleterre (1-0), du mythique quart de 1986 qui a immortalisé Diego Maradona à l’Azteca (victoire 2-1 des Argentins) ou encore du huitième de 1998 en France, favorable à l’Argentine (2-2, 4 t.a.b à 3) et marqué par l’exclusion de David Beckham.

L’Argentine s’en sort toujours…

Cette année, le match sera très ouvert, d’autant que l’Argentine, tellement dépendante des coups de génie de Messi, a lutté à chacun de ses matches de la phase à élimination directe, face à des équipes qu’on annonçait pourtant largement à sa portée. Après s’être fait peur contre l’étonnant Cap-Vert (3-2 a.p.) en 16e, puis contre l’Égypte (3-2) en 8e, les champions du monde ont été longtemps impuissants face à des Suisses pourtant à dix.

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Messi mais Julian Alvarez qui a délivré la horde de supporters argentins d’une frappe lumineuse des 25 mètres dans la lucarne de Gregor Kobel. Ainsi s’achevaient 40 minutes d’une héroïque résistance helvétique, avant un troisième but signé Lautaro Martinez sur une contre-attaque dans les arrêts de jeu. Mais que ce fut difficile…

Jamais été en mesure de clore les débats après la tête victorieuse d’Alexis Mac Allister (1-0, 10e), servi par Messi, l’Argentine a été rejointe au score quand Dan Ndoye a trompé Emiliano Martinez après un une-deux avec Ricardo Rodriguez (67e). Le tournant du match est intervenu cinq minutes plus tard. Sur une simulation aussi grossière qu’inutile à l’heure de la VAR, Breel Embolo a écopé d’un deuxième jaune et quitté le terrain en pleurs, réalisant sans doute que sa bêtise allait plomber les siens.

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