Au pied du podium à l’issue de son premier Tour de France à seulement 19 ans, Paul Seixas a confirmé qu’il avait le potentiel, la carrure et le caractère pour un jour l’emporter.
Vainqueur chez les Basques en avril, Seixas avait vécu un début de saison sidérant, seulement battu par le Slovène aux Strade Bianche et à Liège-Bastogne-Liège. Il n’a cette fois pas fait étalage de son tempérament offensif, semblant parfois inspiré des longs raids solitaires du «Cannibale» d’UAE.
Le Tour devait constituer une nouvelle étape dans son ascension vers les sommets, et le vainqueur de la Flèche Wallonne a répondu présent, accrochant les roues des tout meilleurs, à l’exception de Pogacar, encore sur une autre planète pour l’instant. Mais Seixas souhaite se rapprocher du désormais quintuple vainqueur du Tour, et pourra pour cela compter sur l’expérience accumulée à toute allure lors de ce mois de juillet caniculaire.
«Mentalement, c’est un monstre»
«Il va beaucoup apprendre, c’est un apprentissage à vitesse grand V, comme on l’a vu depuis le début de sa saison 2026», note Jurdie. «On est avec un garçon qui avance surtout mentalement, physiquement. En termes de récupération, on avait des questions. On n’en a plus maintenant parce qu’on sait qu’il récupère très bien», poursuit-il.
Dans le dur lors des toutes dernières étapes montagneuses, le jeune espoir s’est tout de même glissé dans six tops 5 d’étapes, dont deux podiums en altitude. «Ça a été très dur nerveusement, physiquement mais on va pouvoir en retirer beaucoup d’expérience et revenir plus fort», a assuré le jeune bleu au micro d’Eurosport dimanche matin, affirmant retenir «la foule» et «la souffrance» de sa grande première.
Il a également montré qu’il avait l’étoffe d’un futur patron, se montrant attentif au moindre détail sur le vélo comme hors course, directif avec son équipe au moment d’obtenir des informations sur ses adversaires lors des arrivées.
Au premier rang de ceux qu’ils surveillent? Isaac Del Toro, son rival mexicain de 22 ans, avec qui les batailles promettent pour les années à venir. Seixas «est un coureur avec beaucoup de talent, avec de la classe, du respect pour ses rivaux, mais il ne les craint pas», remarque Matxin Fernandez, qui voit chez le jeune Français beaucoup de «caractère, et ça, les champions l’ont».
Un constat que rejoint Julien Jurdie : «Le mental, c’est un garçon qui l’a, je l’ai découvert cette année sur toutes les courses qu’il faisait, mentalement c’est un monstre, c’est ce qui fait un champion quand physiquement tu es au-dessus et que mentalement tu arrives à pousser le curseur très très haut». Jusqu’au maillot jaune, un jour?