Les députés ont appris avec surprise que l’État avait encaissé une recette de 493 millions d’euros en droits de succession.
C’est un héritage qui a fait parler à la commission de l’Exécution budgétaire et des Finances, lundi. Devant les députés, le ministre Gilles Roth a présenté l’évolution de la situation financière de l’État au 30 juin 2026. Parmi les points particuliers abordés lors de cet échange figurait un héritage exceptionnel qui a rapporté 493 millions d’euros en droits de succession à l’État et a donc augmenté les recettes de manière significative. Oui, 493 millions d’euros. Une somme qui a fait réagir et qui a donc augmenté les recettes de manière significative. À titre de comparaison, l’impact des mesures prises lors de la tripartite s’élèvera à environ 500 millions d’euros en 2026 et 2027.
Les députés ont qualifié de «one shot» cette recette. Sans celle-ci, la progression des recettes aurait été sensiblement plus faible que la progression des dépenses, ont-ils souligné. À ce sujet, un député a voulu savoir si le gouvernement disposait de moyens lui permettant d’identifier d’autres patrimoines comparables. Gilles Roth a affirmé que ce n’était pas le cas, vu que le Luxembourg a aboli l’impôt sur la fortune des personnes physiques à l’occasion d’une réforme en 2005.
Pour rappel, au 30 juin 2026, les dépenses de l’administration centrale s’élevaient à 16,28 milliards d’euros, soit une hausse de 8,9 % par rapport à la même date en 2025. Les recettes atteignaient 16,17 milliards d’euros, en progression de 9 %. Le solde de l’administration centrale restait quasiment stable, à -104 millions d’euros, contre -111 millions un an plus tôt.