Accueil | Police-Justice | Meurtre de Maxime Vacant à Maizières : le procès s’ouvre ce mercredi

Meurtre de Maxime Vacant à Maizières : le procès s’ouvre ce mercredi


Dominique et Serge, les parents de Maxime, et Romain, l’un de ses deux frères, espèrent que lors du procès la parole se libérera et qu’ils pourront enfin savoir ce qui s'est passé. (Photo : sandrine issartel)

Dans la nuit du 7 au 8 octobre 2022, Maxime Vacant, 27 ans, décédait après avoir reçu 43 coups de couteau dans un parc proche de chez lui, à Maizières-lès-Metz. Le procès de son meurtrier présumé, un homme de 21 ans, s’ouvrira ce mercredi devant la cour d’assises des mineurs de la Moselle.

Il n’a pas encore 21 ans et comparaîtra, à compter de mercredi matin, devant la cour d’assises des mineurs de la Moselle pour un meurtre. Il est accusé d’avoir tué Maxime Vacant, 27 ans, de 43 coups de couteau, dans la nuit du 7 au 8 octobre 2022, à Maizières-lès-Metz. Le procès se tiendra à huis clos en raison de la minorité de l’accusé au moment des faits.

Le 8 octobre, à l’aube, les parents de Maxime Vacant ont été tirés du sommeil par les gendarmes venus leur annoncer le décès de leur fils. Ce dernier vivait chez eux, dans la maison familiale de Maizières-lès-Metz. La veille au soir, le jeune homme avait quitté la maison vers 20 h au volant de la voiture de ses parents sans rendre plus de comptes. Le drame s’est noué peu après minuit, dans le parc de la rue Maurice-Barrès, aux Écarts, un endroit où les jeunes du quartier ont tendance à se retrouver.

Arrivé en voiture

La thèse d’une bagarre qui dégénère et le nom d’un jeune homme âgé d’un peu plus de 17 ans circulent rapidement, mais il faudra de longs mois aux enquêteurs pour parvenir à retracer au mieux le déroulé des faits. Ainsi, le 7 octobre, dans la soirée, l’actuel accusé et son cousin discutaient et fumaient des cigarettes sur un banc lorsque Maxime Vacant est arrivé au square en voiture et s’est joint à la conversation.

La situation aurait dégénéré alors que la victime et son meurtrier présumé se trouvaient seuls. Un habitant du quartier qui promenait son chien a entendu courir et crier : «C’est bon, tu m’as tué !». Le témoin a immédiatement prévenu les secours, tandis que l’agresseur prenait la fuite.

«Des gestes fous»

Ce dernier a été interpellé le lendemain des faits. S’il a commencé par garder le silence, il a fini par livrer sa version et reconnaître être l’auteur des coups de couteau. Il a expliqué que la discussion s’était envenimée. Il assure que Maxime Vacant lui a asséné un coup de poing au visage «avec un objet» et qu’il s’est défendu. Il aurait ainsi porté un premier coup «pour se défendre», «par instinct de survie» dit-il, avec le couteau qu’il portait sur lui. Puis, «les coups se sont enchaînés», «dans une série de gestes fous».

Une thèse que la famille de Maxime Vacant, que la remise en liberté du mis en cause en novembre 2023 avait plongée dans l’incompréhension, n’a jamais acceptée. Elle espère que ce procès tant attendu lui permettra de comprendre comment leur fils, frère, compagnon, a, cette nuit-là, perdu la vie. Le verdict est attendu vendredi soir.

Sandrine Issartel
(Le Républicain lorrain)

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.