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France : un maire jugé pour avoir pris un arrêté anti-pesticides


Daniel Cueff avait pris en mai dernier un arrêté interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité des habitations. (illustration AFP)

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies jeudi matin devant le tribunal administratif de Rennes en soutien au maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), convoqué pour avoir pris un arrêté interdisant l’usage de pesticides près des habitations.

« Mme la préfète, laissez nos maires nous protéger », affichait une bannière déployée par les soutiens à Daniel Cueff, le maire de Langouët, commune de 602 habitants. Il avait pris en mai dernier un arrêté interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel ». L’arrêté a été attaqué par la préfecture d’Ille-et-Vilaine.

Vers 9h, entre 500 personnes, selon la police, et plus d’un millier, selon les organisateurs, étaient déjà présents devant le tribunal administratif pour soutenir le maire. Parmi eux Valérie, 48 ans, habitante du village, distribue des affiches « DEP 150 – distance éloignement des pesticides ». « On est venus en bus pour soutenir tous les maires qui prennent ce genre d’initiative », explique-t-elle, en précisant qu’ils sont 15 maires à être recensés sur le site « On veut des coquelicots ».

De nombreux soutiens sont venus en réponse à « l’appel des coquelicots » lancé par Charlie hebdo dont la rédaction était présente à Rennes jeudi matin. « STOP AUX PESTICIDES ! La rédaction de Charlie est à Rennes », annonce l’hebdomadaire sur les réseaux sociaux, appelant les lecteurs à se mobiliser.

Des associations environnementales mais aussi plusieurs élus sont aussi venus soutenir le maire.

LQ/AFP

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