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[Vidéo] De Bordeaux à Esch : pourquoi ils ont fait le déplacement aux Francofolies


Un vendredi à guichets fermés. (Photo : georges noesen)

Vendredi lançait la première soirée au parc Gaalgebierg d’Esch de la sixième édition des Francofolies. Focus sur les festivaliers.

Que du beau monde venu de tous horizons ce vendredi soir sur les scènes du parc Gaalgebierg : la star américaine Macklemore, le DJ franco-suisse Mosimann, le Français Sam Sauvage, sans oublier les régionales de l’étape, Miki et Marcy… Et les festivaliers qui ont fait le déplacement pour assister aux Francofolies d’Esch-sur-Alzette, d’abord sous un petit crachin – sans doute un hommage météorologique à sa grande sœur de La Rochelle – ne sont pas non plus en reste, niveau horizon.

 

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Certains n’ont fait que quelques kilomètres, d’autres plusieurs centaines. Marie-Hélène a fait le trajet depuis Bordeaux et a découvert le festival pour la première fois. Camille et Émilie, elles, ont avalé plus de sept heures de train depuis la Bretagne. Constance est descendue à pied depuis son domicile qui jouxte le parc en contrebas. Entre les deux, des festivaliers de Metz, Villerupt ou Arlon composent un public à l’image de la Grande Région.

La plus éloignée est sans doute Marie-Hélène, 62 ans, venue exprès de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Invitée par des amis eschois grands habitués des «Francos», elle glisse dans un grand sourire qu’elle est là «pour découvrir. C’est mon premier festival». Un peu comme Camille, 27 ans, petite blonde au visage couvert de paillettes. Après 7 heures de train depuis la Bretagne, elle est là pour trois jours : «Je ne suis jamais venue au Luxembourg, c’est aussi l’occasion d’aller visiter dans la journée un petit peu les villes à côté, je ne sais pas trop où… surtout qu’il va bien falloir aussi dormir à un moment.»

«Pour vivre vraiment une expérience»

Toutes les deux n’ont, semble-t-il, pas été difficiles à convaincre. Constance, 69 ans, l’amie de Marie-Hélène, l’explique avec un enthousiasme contagieux, elle qui vient chaque année depuis la première édition : «On en parle tellement à tout le monde… On trouve que c’est fabuleux, l’endroit est fabuleux, ça se passe toujours super bien. On découvre plein d’artistes que parfois on ne connaissait que de nom.» Elle a beau n’habiter qu’à quelques minutes à pied de l’entrée, elle l’assure : elle serait prête à faire des kilomètres pour se rendre à ce festival.

Émilie, l’amie de Camille, le dit autrement, mais le fond est identique. Elle aussi vient de Bretagne et est une habituée de ces Francofolies : «Pour moi, c’est plus pour vivre l’expérience (que je reviens), pas seulement assister à des concerts, mais pour vivre vraiment une expérience dans un parc sur plusieurs jours.» La différence avec les autres festivals que la jeune femme, qui travaille dans le domaine culturel, court toute l’année? «Même si on n’aime pas un des artistes, on ne se retrouve pas perdu sans rien faire. Il y a toujours des espaces pour se poser, pour aller écouter d’autres musiques, des karaokés… d’autres choses en fait que la programmation.» Elle enfonce le clou : «Je viendrai dans ce festival-là même si je ne connais pas la programmation.»

À Arlon, Sophie, 55 ans, a pris la navette pour rejoindre le site. Une formule qu’elle apprécie autant que le festival lui-même, qu’elle fréquente pour la troisième fois. «Le site est sympa, c’est un bon moment à passer avec des amis. Et puis on découvre toujours des artistes qu’on ne serait pas forcément allés voir», résume-t-elle. Un trajet qu’elle a l’habitude de faire, puisqu’elle travaille et sort «beaucoup au Luxembourg, parce que ça bouge, surtout en été avec plein de petits festivals».

Pour d’autres enfin, cependant, le voyage est nettement plus court. Plusieurs autres festivaliers croisés dans les allées du Gaalgebierg sont là en voisins. Comme les Villerupticiens, Françoise et Alain, deux septuagénaires, qui ont reçu leurs billets en cadeau de leurs filles pour assister au concert de Feu! Chatterton. Une première expérience. Idem pour Patricia et Nathalie, la petite cinquantaine, venues de Mamer et Pétange et pressées  d’assister au concert de Macklemore. Guillaume, 30 ans, a quitté Metz en fin d’après-midi pour venir écouter Feu! Chatterton avant de rentrer chez lui dans la soirée. Finalement, les Francofolies d’Esch sont à l’image du Luxembourg et de la Grande Région : les frontières existent à peine.

 

La suite du festival

La sixième édition des Francofolies avait déjà été lancée la veille «hors les murs», mais c’est depuis vendredi qu’elle a occupé pour trois soirées son traditionnel bastion, le parc Gaalgebierg.

Samedi, ouverture des portes à 16 h, fin de la fête à 2 h 15. La journée sera plutôt orientée rap sur la Bat Stage, avec L2B de 18 h 15 à 19 h 15, Niska de 20 h 10 à 21 h 20, puis PLK de 22 h 40 à minuit. À noter encore qu’à la Clairière de 0 h 05 à 1 h 15, Fatal Bazooka, alias Michaël Youn, fera entendre son rap parodique des années 2000.

Dimanche, l’ouverture des portes est prévue à 15 h 30, avec une fermeture à minuit. Les trois têtes d’affiche de la Bat Stage seront Helena de 17 h 35 à 18 h 35, Christophe Maé de 19 h 30 à 20 h 40, puis Gims aura l’honneur de clôturer le festival de 21 h 50 à 23 h. Pour les nostalgiques du tube de l’été 2025 Soleil bleu, la Franco-Brésilienne Luiza chantera de 20 h 55 à 21 h 45 sur la scène de la Clairière.

Enfin, les festivaliers pourront à nouveau assister à une cérémonie d’un quart d’heure de levée de drapeau au cœur du Village, au centre du parc Gaalgebierg, à 21 h 20 samedi et 20 h 40 dimanche.

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