Accueil | Police-Justice | Bébé secoué à Metz : le beau-père passe aux aveux

Bébé secoué à Metz : le beau-père passe aux aveux


Le palais de justice de Metz où est jugé, en ce moment devant la cour d'assises, le beau-père du petit Lenydzio. (photo archive RL/Maury Golini)

Une demi-heure à peine après la reprise des débats de ce second jour de procès devant la cour d’assises de Moselle, Mike Muller a avoué, ce vendredi, avoir secoué violemment le petit Lenydzio. Le nourrisson à peine âgé de quatre mois avait été transporté d’urgence à l’hôpital en juillet 2015 et avait succombé à de graves lésions cérébrales quelques heures plus tard. Sept ans de prison sont requis.

«Oui, c’est moi qui ai fait ça. C’est moi qui l’ai secoué. J’ai stressé ce jour-là. J’étais énervé, à bout, j’en avais marre. Il avait vomi sur moi, partout et ça n’allait plus.»

Instant d’intense émotion ce vendredi pour les jurés de la cour d’assises de la Moselle. Pour les magistrats aussi et le public présent dans la salle. Mike Muller, 35 ans, inculpé pour des violences ayant entraîné la mort d’un nourrisson de quatre mois, en 2015 à Metz, a soulagé sa conscience.

Secousses et vomissements

Un silence de mort a suivi dans la salle du tribunal de Metz . Suspendant les réactions durant de longues minutes avant que la présidente, Anne Cazals, ne rompt ce mutisme pesant. «Il y a eu un élément déclencheur ce matin-là ? Quand a-t-il convulsé ? Après le biberon ou les violences?»
«Il a bu, il y a eu les secousses, les vomissements, des tremblements encore et puis il a été inerte. Je suis désolé. Jusqu’ici je n’arrivais pas l’admettre, me rendre à l’évidence. Je ne me reconnais pas dans ces gestes. Je ne suis pas une personne violente», a encore insisté Mike Muller.
Ou l’histoire d’un beau-père improvisé. Décrit comme immature par les siens et les psys. Qui était venu compléter la petite famille d’une femme et ses deux enfants en bas âge rencontrée sur un site de rencontre.

Sept ans d’emprisonnement requis

Ce matin du 17 juillet 2015, Mike Muller s’était chargé dès 7h de donner le biberon au petit dernier avant qu’il ne réveille la maman. Avant que les choses ne basculent dans l’horreur. À l’écoute des aveux de son ex-compagnon, la mère du petit Lenydzio s’est effondrée en larmes.
Les débats se poursuivent ce vendredi matin avec le réquisitoire et les plaidoiries. L’accusé encourt jusqu’à 20 ans de prison. L’avocat général vient de requérir sept ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Verdict en fin de journée.

S.-G. Sebaoui/RL

PUBLIER UN COMMENTAIRE

*

Votre adresse email ne sera pas publiée. Vos données sont recueillies conformément à la législation en vigueur sur la Protection des données personnelles. Pour en savoir sur notre politique de protection des données personnelles, cliquez-ici.