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Schäuble propose une taxe sur l’essence pour financer l’accueil des réfugiés


La chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, durant un débat au Bundestag, le 17 juillet 2015. (Photo : AFP)

Pour le ministre allemand des Finances, la question des réfugiés doit se régler au niveau européen, au risque de l’être au niveau national, «la pire des solutions».

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a évoqué samedi l’hypothèse d’une taxe européenne sur l’essence pour, en cas de besoin, faire face financièrement à la crise des réfugiés, dans une interview au quotidien Süddeutsche Zeitung. «Si les budgets nationaux ou le budget européen ne suffisent pas, mettons-nous alors d’accord pour instaurer par exemple une taxe d’un certain niveau sur chaque litre d’essence», a déclaré le ministre. «Ainsi nous aurions les moyens pour une réponse européenne à la question des réfugiés», a-t-il estimé, jugeant que «la solution du problème ne devait pas échouer en raison d’une limitation des moyens» mis en œuvre.

Le ministre a jugé que les événements de Cologne – une série d’agressions, notamment sexuelles, attribuées à des migrants, la nuit du Nouvel An – «renforçaient la pression» pour trouver rapidement «une solution au problème du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne». «C’est incontestable», a-t-il jugé.

«Le problème doit être réglé sur la scène européenne», a poursuivi le ministre. «Dans le cas contraire, il n’y a pas que l’Allemagne qui en subira les conséquences, comme certains semblent le penser, mais ce sont nos voisins et les pays des Balkans, jusqu’à la Grèce, qui seront massivement touchés».

«Les choses vont trop lentement en Europe»

«Les choses vont trop lentement en Europe», a-t-il déploré, affirmant soutenir pleinement la chancelière Angela Merkel dans ses efforts pour trouver une solution. «Je soutiens avec toute la force de mes convictions ce qu’a dit la chancelière : il faut régler le problème au niveau des frontières extérieures de l’Europe».

«Si le problème n’est pas résolu à ce niveau, il le sera au niveau des frontières nationales mais ce serait la pire des solutions» et «l’Europe se trouverait dans une crise plus grande encore», a-t-il jugé.

AFP/M.R.

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