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Écouvillons des tests Covid : attention aux lésions, prévient l’Académie de médecine


Si la plupart des risques sont bénins, "de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines", souligne l'Académie de médecine. (Photo : AFP)

L’épidémie de Covid a vu s’envoler le nombre de prélèvements « nasopharyngés », mais cette méthode n’est « pas sans risque », a averti jeudi l’Académie de médecine à quelques jours de l’arrivée en pharmacie des « autotests », qui ne nécessitent toutefois pas de prélever autant au fond des narines.

Ces prélèvements, opérés grâce à un écouvillon, sont devenus « la méthode de référence », que ce soit pour les tests PCR ou les tests antigéniques, dont le résultat est plus rapide, souligne l’Académie dans un communiqué.

De fait, depuis le début de l’épidémie, leur nombre s’est envolé, avec quelque 70 millions réalisés entre le 1er mars 2020 et le 4 avril 2021 (57,7 millions de PCR et 12,4 antigéniques) selon une estimation jeudi de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Sur la seule semaine du 29 mars au 4 avril 2021, 3 835 000 résultats de tests PCR et antigéniques ont été validés.

Face à « la multiplication et la répétition des prélèvements, parfois effectués dans des conditions inadaptées », l’Académie de médecine rappelle « les précautions à observer et les risques encourus ».

Car si la plupart sont bénins, « désagrément, douleur ou saignement, de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines, notamment des brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite », poursuit le collège scientifique, en citant plusieurs études récemment parues.

Autotests : attention aux faux négatifs !

L’Académie préconise donc de réserver la réalisation de ces tests « aux professionnels de santé formés » et leur recommande de s’enquérir d’éventuels antécédents ORL avant d’y procéder. Elle préconise également de privilégier des prélèvements salivaires pour les enfants.

Elle met également en garde sur l’utilisation des autotests, qui doivent arriver en pharmacie à partir du 12 avril. Ceux-ci ne nécessitent pas un prélèvement aussi profond que les autres, mais l’Académie recommande d’alerter les utilisateurs sur le fait que « l’auto-prélèvement peut exposer à de faux négatifs lorsque l’écouvillonnage est trop timide et superficiel, mais peut aussi devenir dangereux lorsque l’écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction. »

LQ/AFP

Un commentaire

  1. Il faut privilégier le test oropharyngé. En effet, la gorge a l’habitude recevoir des corps étrangers, ne serait-ce que la nourriture, la muqueuse nasale certainement pas.
    Par ailleurs, il y a plus de faux positifs que de faux négatifs, à cause de Ct supérieurs à 30.

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