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Pour voir un film au cinéma au Luxembourg, ce ne sera pas avant le 17 juin !


«C’est certain, personne n’est prêt à ouvrir les salles vendredi», témoigne Raymond Massard. (illustration Editpress)

Alors que le Premier ministre Xavier Bettel a autorisé l’ouverture des salles obscures dès ce vendredi, les exploitants se donnent du temps pour être prêts et répondre ainsi aux normes sanitaires exigées.

Une fois encore, Xavier Bettel a pris tout le monde de court lundi, en proclamant la réouverture, entre autres, des cinémas et ce, dès vendredi. «On est surpris, on ne s’y attendait pas !», lâche ainsi Raymond Massard qui, à travers son ASBL Images animées, gère le Kursaal (Rumelange) et le Waasserhaus (Mondorf-les-Bains). «C’est certain, personne n’est prêt à ouvrir les salles vendredi», témoigne-t-il, reconnaissant avoir eu au téléphone son homologue du Kinepolis, Christophe Eyssartier, pour planifier «ensemble» la reprise. «On a fixé la date du 17 juin», information confirmée par le multiplex dans la foulée.

Un sursis qui se justifie par plusieurs raisons : d’abord, la plus évidente, celle de respecter les normes défendues par le gouvernement, à savoir définir «en amont» le nombre de sièges proposés, espacés de deux mètres, et proposer les tickets en ligne «uniquement».

Ouvrir, d’accord, mais avec quels films ?

Si ce dernier point ne devrait pas poser de problème majeur, le premier, lui, implique quelques ajustements. Raymond Massard détaille, à travers son cas personnel : «À Rumelange, on a 123 places, dans une salle qui, à l’époque, en comprenait 450. L’espacement y est donc confortable, et la distanciation réclamée pourra se faire sans souci. Ce qui n’est pas le cas à Mondorf et ses 54 places. Dans ce sens, je vais devoir privilégier les familles et groupes de 3-4 personnes, plutôt que des gens venant seuls». Bref, ouvrir d’ici vendredi, c’est, selon lui, un délai «beaucoup trop court». Ensuite, l’exploitant met en avant une question de timing. «Redémarrer pendant les vacances ne me semble pas être une bonne idée : en effet, on risque d’être confronté à une affluence que l’on ne voudrait sûrement pas avoir», et qui ne collerait donc pas avec les mesures sanitaires exigées.

Enfin, en raison de l’arrêt total de l’industrie cinématographique durant presque trois mois, les nouveaux films de sont pas légion. «Il n’y a rien qui pointe à l’horizon, en dehors de quelques films allemands. Et aucun blockbuster n’est prévu avant la mi-juillet!», soutient-il, évoquant notamment Mulan, version en prises de vue réelles du film animé de Disney. «Sans oublier que l’on dépend du marché belge, conclut-il. Oui, tout est encore vague».
Grégory Cimatti

La solution du drive-in

Fort du succès du «Mamer Autokino» – avec des séances qui affichent complet depuis deux semaines – les cinémas Caramba poursuivent le développement du drive-in au Luxembourg avec, dès la semaine, une nouvelle commune partenaire : celle de Pétange qui met à disposition le site Ecosider, friche industrielle pouvant, pour le coup, contenir 250 à 350 voitures. Côté pratique, la recette reste inchangée, avec des projections prévus du mercredi au samedi (à 21 h), et le dimanche, on triple les plaisirs (14 h, 17 h et 20 h). La vente des tickets se fait en ligne (autokino.caramba.lu).

La Cinémathèque a, quant à elle, bien reçu le feu vert gouvernemental mais étant un service communal, elle doit encore attendre la décision du Collège échevinal quant à la réouverture de sa salle de cinéma. Par contre, depuis mardi matin, elle a la certitude qu’elle pourra organiser des séances «drive-in» sur le Glacis au mois de juillet, pour de « belles projections sur grand écran au plein centre-ville ». C’est déjà ça.

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