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Le poulet luxembourgeois a de l’avenir !


S'appuyant sur l'impulsion donnée il y a deux ans par des éleveurs volontaires, Cactus va désormais vendre leurs poulets dans ses magasins. (photo Lëtzebuerger poulet)

L’histoire du Lëtzebuerger Poulet a débuté chez Tom Jungblut en 2016. Depuis, l’affaire a pris du volume, il est désormais associé avec cinq autres agriculteurs et ils vont livrer les supermarchés Cactus.

Si elle veut s’en sortir, l’agriculture luxembourgeoise n’a pas le choix : il lui faut mettre sur le marché des produits de haute qualité, les seuls qui lui permettront de dégager la plus-value nécessaire à la bonne conduite des exploitations. Tom Jungblut, jeune agriculteur de Contern, a bien saisi le paradigme : dans sa ferme, il multiplie les activités. Le maraîchage est sa locomotive, mais, depuis deux ans, les poulets prennent de plus en plus d’importance.

Au lancement, avec les collègues qui ont créé avec lui la marque Lëtzebuerger Poulet*, il opte pour la vente à la ferme. Une option qui a pris, mais il avait une autre idée derrière la tête : s’associer avec les supermarchés Cactus, toujours à la recherche de produits locaux de qualité, comme ceux de la filière bovine Rëndfleesch vum Lëtzebuerger Bauer, créée en 1996 et qui regroupe 160 éleveurs du pays.

Suivant un exemple assez comparable, ce sont donc les Poulets vum Lëtzebuerger Bauer qui viennent de voir le jour. «Nous sommes en contact avec Cactus depuis septembre 2017 pour élaborer le cahier des charges», explique Tom Jungblut. Et il est très sévère. «Ce sont des poulets jaunes. Leur chair est plus moelleuse et leur peau croustillante», fait saliver le producteur.

La qualité, ça se paye !

Leur alimentation est trois étoiles, composée d’un mélange de grains concassés sur les meules de pierre du moulin de Val Dieu à Aubel, au nord-est de Liège. «Nous ajoutons du paprika et des fleurs de genêt pour donner une belle couleur à la viande», précise-t-il.

Le bien-être des poulets est un pré-requis. Ainsi, ils ont de la place pour se dépenser et développer leurs muscles. «Chaque lot comporte 300 poulets qui disposent de 32 m², souligne l’agriculteur. À titre de comparaison, les poulets industriels sont à 17 sur chaque m²», soit deux fois plus.

Pour obtenir de belles pièces – «vendus, ils pèsent entre 1,3 et 1,6 kg» –, il faut du temps. Les volailles grandissent pendant 56 jours, contre 29 dans l’agro-industrie. L’espace et les bonnes conditions de vie permettent de se passer des antibiotiques et de ne donner que les vaccins prescrits par les autorités sanitaires.

Évidemment, le prix de ces poulets est supérieur à celui des poulets classiques. Mais outre le fait que la qualité vaut la différence, Cactus avait la volonté de rémunérer les éleveurs au juste prix. «La densité est faible, l’élevage est long et l’alimentation de haute qualité. Le prix de revient est donc élevé, car les frais fixes, eux, restent les mêmes», souligne Tom Jungblut, qui explique être rémunéré de manière équitable.

Erwan Nonet

* Bob Kaes (Bastendorf), Marc Dentzer (Beringen/Mersch), Martin Losch (Cruchten), Georges Hemmer (Oberpallen).

Un commentaire

  1. 10cm2 pour un poulet d’ikg600…pas de quoi pavaner non plus. Se comparer au pire n’est pas difficile !

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