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La seconde main : une adhésion massive, des freins à faire sauter


La seconde main est une pratique bien ancrée qui suscite l'adhésion. Mais elle peut être encore davantage développée. (Photo : archives LQ)

Une enquête de l’administration de l’Environnement montre qu’un résident sur 2 achète ou utilise des produits de seconde main.

L’enquête, réalisée par TNS ILres auprès de 1 012 ménages résidents, livre plusieurs chiffres qui montrent que le réemploi des biens de consommation a le vent en poupe dans les têtes. Ces résultats sont jugés «extrêmement encourageants» par l’administration de l’Environnement, qui estime qu’ils «montrent que nombre de consommateurs sont déjà en train de changer leurs habitudes de consommation».

En plus de servir le propos de l’administration de l’Environnement, qui est entre autres de répondre à une directive européenne visant à encourager le réemploi, ces chiffres ont le mérite de permettre à chacun de se situer dans leurs pratiques en la matière.

Les résidents sont ainsi quasi unanimes à considérer que le réemploi d’objets est une bonne idée (98 %), et qu’elle devrait être encouragée (96 %). Et ils sont 65% à vouloir être davantage informés sur le réemploi.

Quand ils pensent au réemploi, les résidents songent en premier lieu à l’habillement, puis aux meubles et à l’électroménager, avant les appareils électroniques.

Mais c’est aussi dans les faits que les résidents montrent leur adhésion à cette pratique. La grande majorité (89 %) a déjà donné un bien dont il n’avait plus l’utilité. Beaucoup (63%) ont acheté un bien d’occasion, un peu moins en ont vendu un (55%), mais très peu se sont essayé au troc (17%).

Les motivations

Au rayon des motivations qui poussent les résidents à ne pas négliger l’utilité des produits consommés une première fois, l’argument pécuniaire va de pair avec la vertu : le respect de l’environnement. Par contre, l’hygiène, le manque de garantie, de qualité et de sérieux sont des freins au réachat, nous dit le communiqué publié vendredi. Sans doute des axes de travail pour l’administration de l’environnement si elle entend encourager le réemploi.

Quoi qu’il en soit, le communiqué note deux pratiques bien ancrées : les textiles usagés mais en bon état sont le plus souvent apportés dans des points de collecte ou donnés. Tandis que les appareils électroniques ou électroménagers sont apportés au centre de recyclage, donnés, voire vendus.

Enfin, l’achat de seconde main est majoritairement une question… d’occasion. Il s’opère quand l’opportunité se présente, explique le communiqué, qui énonce, et la phrase sonne comme un autre axe de travail pour l’administration de l’Environnement, que «les résidents qui jettent au lieu de donner ou revendre sont partagés entre la facilité et l’ignorance».

LQ

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