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Thionville: le nucléaire recrute, Pôle emploi anticipe


Pour répondre aux importants besoins de recrutement de la filière nucléaire, Pôle emploi a dirigé 184 personnes vers un parcours de formation l’an passé. 80 % d’entre elles ont trouvé un débouché durable.

Chez Pôle emploi Thionville, la cellule recrutement dédiée aux métiers du nucléaire ne chôme pas. Au cours de l’année écoulée, elle a dirigé 184 demandeurs d’emploi vers un parcours de formation collective afin de satisfaire les besoins en recrutement de la filière. Tuyauteurs, robinetiers, mécaniciens sur machines tournantes, électriciens, techniciens en contrôle non destructif, calorifugeurs… Des métiers « dont les prestataires d’EDF ont besoin », résume Laurent Werdenberg. La preuve : « 80 % de ces personnes formées exercent aujourd’hui leur métier en centrale nucléaire », pour le compte de sous-traitants d’EDF.

Tout ceci est possible grâce à la gigantesque révision à laquelle l’ensemble du parc nucléaire français est soumis depuis cet été. Et ce n’est qu’un début puisque le grand carénage est prévu pour s’étaler sur une décennie.

Transfuges de l’industrie

Dans leur majorité, les demandeurs d’emploi qui se sont tournés vers les métiers du nucléaire sont des transfuges de l’industrie, « La crise de 2008 a fait d’énormes dégâts dans les filières industrielles classiques. Certaines personnes étaient en recherche d’emploi depuis 3-4 ans », indique Laurent Werdenberg. D’autres encore se retrouvent sur les listes de Pôle emploi à la suite d’une fin de contrat intérimaire.

C’est le cas de Cindy, 26 ans, de la région messine. Elle s’apprête à intégrer une formation de 4 mois qui lui donnera les compétences pour intégrer la filière logistique. « J’étais opératrice polyvalente dans le secteur automobile. J’avais du travail mais pas de réelle perspective. Je me suis réorientée par choix, parce que le nucléaire propose des métiers d’avenir », dit-elle. Nicolas, 28 ans, suit le même raisonnement. « Le nucléaire, ça fait six ans que j’essaie d’y rentrer. Cette fois, j’ai peut-être trouvé une port e », espère-t-il, heureux d’avoir pu accéder à une formation financée par la Région.

Des protocoles rigoureux

Le sourcing de Pôle emploi est rigoureux. Par exemple, pour la formation aux métiers de la logistique qui va démarrer, « nous avons contacté 600 demandeurs d’emploi ; 200 sont venus à une réunion d’information collective ; nous en avons testé 100 et au final retenu 30 », énumère Laurent Werdenberg. S’ajoutent encore des incontournables : être en bonne santé, satisfaire à une enquête préfectorale poussée, obtenir des habilitations…

Avant la phase formation, « nous faisons aussi visiter la centrale et procédons à quelques rappels sur la conduite à tenir lorsque l’on intègre une nouvelle entreprise. Nous mettons tout en œuvre pour que les bonnes personnes se retrouvent aux bons endroits ».

C. F. (Le Républicain lorrain)

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