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Thionville : il tague partout contre Emmanuel Macron et se fait surnommer « Moselle Man »


Celui qui se surnomme Moselle man a fait de nombreux tags au feutre doré, visant le président Emmanuel Macron, notamment sur les éoliennes de Waldwisse-Launstroff. (Photo RL /Pierre Heckler)

De 2017 à 2021, cet habitant du pays de Sierck a nourri une antipathie pour Emmanuel Macron, et la fait savoir publiquement, en taguant partout il pouvait des messages peu amènes à l’adresse du président. De « l’art », dans un contexte d’alcoolisation, qui lui coûte trois mois de prison ferme.

« Burn Macron », « Macron au bûcher », « Sale gigolo de m*rde »… Avec ses nombreux tags réalisés au feutre doré visant le président Emmanuel Macron, partout sur les murs de Moselle Nord où il avait décidé de s’exprimer, celui qui se fait surnommer « Moselle man » paie aujourd’hui l’expression de son « art ».

L’addition tendue par le tribunal judiciaire de Thionville, ce mardi 13 septembre ? Neuf mois de prison, dont six avec sursis probatoire pendant trois ans, les trois mois ferme pouvant être aménagés. Sans compter l’indemnisation de l’ensemble des parties civiles, et les 400 € d’amende.

Présent ce mardi 13 septembre à l’audience, le trentenaire, connu de la justice pour des faits similaires, avance qu’il « n’a pas vraiment de regret », et pas spécifiquement à propos des graffitis sur les éoliennes de Launstroff-Waldwisse et leurs abords. Montant du nettoyage : 6 300 €, que le prévenu devra rembourser.

Recoupement des plaintes

Rettel, Basse-Ham, Thionville, Cattenom… La liste des parties civiles – des mairies, le syndicat des eaux de Kirschnaumen Meinberg, des particuliers et des entreprises –, s’est allongée au fil de ses saillies artistiques, inspirées par l’alcool, obligeant in fine souvent les victimes à sortir leur porte-monnaie pour effacer les « œuvres » éphémères du Mosellan.

« On est dans le registre de signatures, de phrases qui ne volent pas haut, recadre la vice-procureure Émeline Dannenberger, convaincue qu’il faut passer la vitesse supérieure en matière de peine à prononcer, le travail d’intérêt général et le sursis avec mise à l’épreuve n’ayant pas donné l’effet escompté. Ce que vous avez fait, cela s’appelle tout simplement des dégradations. »

Pris en flagrant délit en 2019, le mis en cause a pu être confondu par les enquêteurs suite à un long travail de recoupement des plaintes.

Un commentaire

  1. Certes, il y a d’autres façons d’exprimer son désaccord proofond avec celui qui restera probablement dans l’histoire comme le président le plus calamiteux que la France ait jamais connu. Pourtant avec Hollande, on pensait avoir touché le fond.
    Macron, il creuse…

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