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Pollution de la Fensch : ArcelorMittal écarte tout rejet d’acide


D'après ArcelorMittal, le problème provient d’une opération sur sa station de traitement des eaux de la cokerie. (illustration Alain Rischard)

Pointé du doigt par les syndicats après une nouvelle pollution de la Fensch à Florange, ArcelorMittal a réagi dans un communiqué mercredi. Le groupe écarte tout rejet d’acide.

Le 30 octobre, indique le géant de l’acier, « des irisations ont été constatées en surface de la Fensch. Comme le prévoit la procédure, ArcelorMittal a immédiatement fait intervenir ses services de pompiers internes qui ont posé un barrage flottant en aval du point de rejet ».

La CGT, qui a dénoncé les faits le lendemain, a affirmé qu’il s’agissait « d’un débordement d’acide chlorhydrique » provenant de la cokerie de Florange. ArcelorMittal est formel : « Aucun rejet d’acide n’a eu lieu. » Et dit déplorer la diffusion d’informations erronées.

Avant de préciser : « Cette possibilité avait été évoquée par erreur dans un premier rapport d’intervention interne mais elle a été écartée rapidement ». Pour appuyer sa position, le groupe explique que les mesures d’acidité (pH) « montrent que les valeurs sont restées conformes aux valeurs réglementaires prescrites : le pH a été mesuré à 6,3 pour une fourchette autorisée de 5,5 à 8,5 ».

En revanche, poursuit ArcelorMittal, « les irisations sur la Fensch sont la conséquence d’une opération sur notre station de traitement des eaux de la cokerie ». C’est pourquoi « les autorités compétentes ont été informées et les faits sont analysés en détails ».

Florange porte plainte

Le maire de Florange va déposer plainte contre ArcelorMittal, a-t-il fait savoir mercredi.

« On va déposer plainte, comme on le fait à chaque pollution de la Fensch », a déclaré le maire LR de Florange, Rémy Dick.

« A la suite de la mauvaise gestion d’un incident » à la cokerie, « 400 litres d’acide chlorhydrique à 97% ont été vidés dans un décanteur, ce qui a provoqué une réaction chimique avec les hydrocarbures et l’huile présents à la surface », a expliqué de son côté Lionel Buriello, délégué CGT du site mosellan. Selon lui, le mélange s’est ensuite déversé dans la rivière à partir d’un point de rejet. Ce que conteste ArcelorMittal (lire plus haut).

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