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Moselle: un réseau de faux couvreurs démantelé


Une information judiciaire a été ouverte pour escroquerie en bande organisée, usage de chèques volés, travail dissimulé et blanchiment et cinq malfaiteurs présumés ont été écroués. (photo: AFP)

Un réseau de faux couvreurs, qui a profité de la vulnérabilité de 235 personnes âgées pour leur soutirer plus de 300 000 euros, a été démantelé cette semaine en Moselle et cinq personnes ont été écrouées, a annoncé vendredi la police.

Douze personnes, âgées de 20 ans à 49 ans, ont été interpellées mardi dans quatre villes mosellanes par la police judiciaire avec l’assistance du Raid, de la brigade de recherche et d’intervention, de la section d’intervention et de chiens spécialisés dans la détection de billets.

Une information judiciaire a été ouverte pour escroquerie en bande organisée, usage de chèques volés, travail dissimulé et blanchiment et cinq malfaiteurs présumés ont été écroués.

Les sept autres personnes seront convoquées devant un juge d’instruction en vue de leur probable placement sous contrôle judiciaire.

« Des couvreurs se présentaient sous couvert d’une fausse entreprise en présentant de faux devis, ils prétendaient avoir repéré des dégâts sur la toiture ou montaient spontanément sur le toit sans autorisation », a raconté lors d’une conférence de presse le chef de l’antenne de la police judiciaire de Metz, Franck Dannerolle.

Après les supposés travaux, « ils repartaient avec un chèque souvent partiellement rempli de la victime qu’ils surchargeaient ou volaient parfois d’autres formules de chèques vierges », a poursuivi le commissaire.

Les chèques étaient encaissés sur leurs comptes ou celui de personnes relais afin de ne pas éveiller les soupçons.

« Entre le mois de janvier 2015 et le mois de décembre 2017, on a recensé 235 victimes en Lorraine, (…) des personnes âgées (qui) du fait de leur grand âge sont plus vulnérables et d’autres victimes (qui) avaient d’autres éléments vulnérants », a-t-il détaillé.

Pour l’instant, une centaine a été entendue et 84 ont déposé plainte. Le préjudice personnel s’étale de 1 000 euros à 14 000 euros pour un préjudice total estimé à plus de 300.000 euros.

L’enquête, qui se poursuit, a été rendue difficile par la mémoire défaillante des victimes âgées, qui souvent étaient alertées par leurs proches du tarif excessif des supposés travaux.

« Certaines victimes ont été visitées plusieurs fois », a souligné Cyril Ancelin, policier à la brigade criminelle. D’autres ont été menacées.

« Des saisies ont été réalisées, 19 000 euros en numéraire, trois véhicules, des bijoux, des ordinateurs » et 50 000 euros ont été bloqués sur des comptes bancaires, pour un montant total de « plus de 100 000 euros », a énuméré le chef du Groupe d’intervention régional de Lorraine, le commandant Philippe Bujon.

Des armes, découvertes lors des perquisitions, feront l’objet d’une procédure incidente.

Le Quotidien/ AFP

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