METZ La tour d’habitation des pompiers de l’ancienne caserne Ranconval, conçue il y a 60 ans comme un symbole de modernité, doit aujourd’hui être intégrée à un projet d’écoquartier.
Au pied de la tour, la porte d’entrée a un peu travaillé. Il faut lui donner un gros coup d’épaule pour l’ouvrir. Nous voici dans le hall, aussi vaste qu’une salle des fêtes. Les ascenseurs ne fonctionnent plus, alors on emprunte l’escalier pour gravir les treize étages. À chaque palier, les logements sont ouverts. Traversants, avec de hauts plafonds, les appartements sont lumineux.
Dans cette chambre, un téléphone désarticulé gît encore sur le plancher. Dans ce salon, la peinture du plafond s’effrite et constelle le sol de confettis blancs.
L’ascension est lente et sans distraction : en partant, les pompiers ont tout emmené. Y compris les perches de feu. Difficile aujourd’hui d’imaginer l’incroyable agitation qui s’emparait des ...
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