Ça commence à baisser, doucement et timidement. Les prix à la pompe bougent enfin après le pseudo deal trouvé entre l’Iran et les États-Unis. Il reste du chemin pour que les canons refroidissent réellement et pour de bon, mais les marchés ont donné leur verdict : pétrole en baisse et cours des actions en hausse. Si ça, ce n’est pas un bon signe! Évidemment, tout risque de s’effondrer en cas de reprise des hostilités. Tout cela semble bien fragile et le monde est toujours à la merci d’une nouvelle tempête dans les pays du Golfe ou dans le détroit d’Ormuz.
Va-t-on faire un saut dans le temps et retrouver très rapidement des prix comme avant le début de la guerre ? Ne rêvons pas. Les affrontements sont derrière nous, pas leurs conséquences qui vont se faire sentir de très nombreux mois. Les chaînes d’approvisionnement sont brisées, pas seulement perturbées. Les installations pétrochimiques ont été durement touchées. L’or noir ne s’écoulera pas des pipelines comme avant le début du conflit, il va falloir réparer. Les usines produisant de l’aluminium ont aussi subi les contrecoups des bombardements. Et cela compte : les pays du Golfe produisent ainsi presque 10 % de l’aluminium mondial et en assurent 15 % des exportations au niveau de la planète. Résultat : les cours ont aussi grimpé ! Les canettes de bière pour le Mondial coûtent plus cher qu’il y a quelques mois! Les sites stockant le gaz avant leur envoi en Asie ou en Occident ont aussi payé un lourd tribut aux échanges guerriers entre l’Iran et les États-Unis. Et ce n’est pas tout, la région du Golfe fournit aussi 30 % des engrais du monde. Le prix de ce qui se trouve dans nos assiettes va aussi continuer à augmenter. Le blocage du détroit a fait grimper les prix et nous sommes aujourd’hui presque à l’heure des moissons.
Il n’y a donc bien que Donald Trump pour afficher un large sourire de satisfaction après sa «brillante» victoire contre l’Iran. Pour nous, ce sera encore pendant quelque temps la soupe à la grimace… avant, peut-être, un nouveau caprice du locataire de la Maison-Blanche et un nouvel embrasement quelque part dans le monde.