Accueil | Actualités | Le Findel est une cible

Le Findel est une cible


La détection de drones non identifiés et non autorisés en milieu de semaine à Medernach n’aura finalement été qu’une première alerte, encore mineure. Vendredi soir, le Luxembourg a rejoint la longue liste des pays européens où ces engins ont provoqué d’importantes perturbations dans le ciel. À l’automne dernier, de grands aéroports comme Munich ou Bruxelles avaient été contraints de suspendre leurs opérations. Cela a donc aussi été le cas au Findel, avec le déroutage forcé de dizaines de vols et d’importants désagréments pour plus de 1 800 passagers. Mais, en toute logique, la sécurité a primé.

Le gouvernement n’a pas tardé à réagir. Samedi, en fin de matinée, le Premier ministre, Luc Frieden, a pris position. Son intention, avec la ministre de la Défense, Yuriko Backes, et celui des Affaires intérieures, Léon Gloden, était de rassurer la population, tout en soulignant la gravité d’un incident inédit pour le Grand-Duché. Une première faiblesse présumée dans le dispositif de sécurité a été comblée : grâce au soutien de pays partenaires, des moyens supplémentaires de détection ont été déployés. Qu’en est-il, plus globalement, de la sécurité des infrastructures critiques du pays? La ministre de la Défense, Yuriko Backes, ne cache pas la nécessité d’investissements supplémentaires pour répondre aux risques liés à la «guerre hybride».

En attendant, force est de constater que l’origine et les caractéristiques des drones détectés vendredi ne sont pas encore connues. Aucun n’a été neutralisé, ce qui ne permet pas non plus de déterminer si les engins étaient équipés d’explosifs. Il serait également bien trop précoce d’accuser la Russie, pourtant désignée comme responsable par l’Allemagne dans l’attaque avortée de l’aéroport de Leipzig à l’aide d’un drone armé. Le scénario au Findel rappelle davantage celui vécu à l’automne dernier par les autres aéroports précités. Un lien avec le Kremlin n’a jamais été établi et les pilotes présumés n’ont pas été identifiés. Aucune raison, pour autant, de lever l’alerte. Le Luxembourg, avec son aéroport connecté à un réseau stratégique d’approvisionnement en kérosène de l’OTAN, est lui aussi devenu une cible potentielle.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.