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«Je n’aime pas jeter» : à Hayange, une fleuriste fait rimer créativité et écologie


Stéphanie Cima, fleuriste installée au Konacker, défend une approche plus responsable de son métier. (Photo lorela prifti)

Installée depuis bientôt deux ans au Konacker, Stéphanie Cima, défend une vision bien personnelle du métier de fleuriste. Dans sa boutique Mystère floral, elle associe compositions traditionnelles, créations artisanales et gestes destinés à limiter son impact environnemental.

«Pour moi, l’écologie c’est un sujet important. Je pense qu’il faut faire un peu attention à tout.» Stéphanie Cima, fleuriste installée au Konacker, défend une approche plus responsable de son métier. Au-delà des conseils qu’elle dispense à ses clients pour prolonger la vie de leurs bouquets et compositions, elle les encourage aussi à lui rapporter leurs pots vides ou leurs anciens arrangements, pour leur offrir une seconde vie. «Je n’aime pas jeter, lance-t-elle avec le sourire. J’aime bien l’idée de partir de quelque chose déjà existant et en créer une version nouvelle que de revendre un panier beaucoup plus cher.»

Cette philosophie se prolonge dans bien d’autres aspects de son métier. D’ailleurs sa boutique Mystère floral, a été distinguée par le label Eco-défis, décerné par Thionville-Fensch Agglomération, la Chambre de métiers et d’artisanat de Moselle et la Chambre de commerce et d’industrie.

En effet, les efforts de Stéphanie Cima pour limiter son impact environnemental se traduisent par une multitude de gestes au quotidien. Ainsi, pour économiser l’eau, elle adapte l’arrosage aux besoins réels des végétaux et privilégie, lors des fortes chaleurs, les variétés moins gourmandes. La fleuriste confectionne aussi des terrariums autonomes qui, une fois arrosés et correctement installés, ne nécessitent plus d’apport en eau.

Un métier qui se réinvente sans cesse

Le choix des fleurs fait également l’objet d’une attention particulière. Stéphanie Cima privilégie les variétés de saison. «En ce moment, j’aime bien mettre du chou dans les bouquets, indique la fleuriste. J’aime bien aussi travailler avec les fleurs mal-aimées et montrer aux gens qu’on est capable de faire des choses super chouettes.» Par ailleurs, elle opte pour des fleurs cultivées en France, ou en Europe, évitant autant que possible les fleurs venues de pays lointains.

Cette attention portée aux ressources se trouve jusque dans les équipements de la boutique. Des vitres teintées pour limiter les besoins en chauffage et en climatisation, un réfrigérateur pour préserver plus longtemps la fraîcheur des fleurs, et depuis peu, des panneaux solaires qui lui permettent d’être «quasiment autonome en électricité» ; pour elle, chaque détail compte.

Outre cette démarche écologique, Stéphanie Cima cultive aussi une vision de la fleuristerie comme un métier d’artisanat qui se réinvente sans cesse. Dans sa boutique, ouverte il y a bientôt deux ans au cœur du Konacker, les bouquets côtoient des bijoux fait main ou encore des objets en pyrogravure. Autant de passions dont elle disposait bien avant d’ouvrir son propre local. «Je voulais vraiment que les gens découvrent tout mon univers», souligne-t-elle. Une diversité qui, à ses yeux permet aux fleuristes de conserver leur place tout en affirmant leur propre style.

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