La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a annoncé ce lundi un bénéfice en hausse de 35 % sur son exercice décalé achevé fin mars, à 2,174 milliards d’euros, mais a prévenu que les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient pourraient peser sur l’exercice en cours.
«En l’absence de visibilité sur le second semestre et compte tenu de la forte volatilité des prix du carburant et des risques sur l’approvisionnement, il est beaucoup trop tôt pour fournir à ce stade une quelconque prévision significative de bénéfice» sur l’exercice 2026/2027, explique le directeur général, Michael O’Leary, cité dans le communiqué.
Le conflit au Moyen-Orient «a créé une incertitude économique et nous ne savons toujours pas quand le détroit d’Ormuz rouvrira», insiste-t-il.
La compagnie, qui dessert 36 pays, principalement en Europe selon son site internet, est couverte à hauteur de 80 % pour ses besoins en carburant sur l’exercice en cours grâce à des achats anticipés à un coût d’environ 67 dollars le baril de kérosène.
Mais celui-ci a «grimpé à plus de 150 dollars/baril» et les prix mondiaux devraient «rester élevés par rapport aux niveaux d’avant-conflit pendant quelques mois», souligne Ryanair.
«Si le prix du carburant non couvert reste à ses niveaux élevés actuels», les coûts sur l’exercice pourraient augmenter, ajoute le groupe.
Outre le Moyen-Orient et la hausse des prix du carburant, l’entreprise souligne que la guerre en Ukraine, les «chocs macroéconomiques», les grèves et les «dysfonctionnements du contrôle aérien européen» constituent d’autres facteurs d’incertitude pour l’exercice 2026/2027.
Sur l’exercice écoulé, elle se félicite d’un chiffre d’affaires en hausse de 11 %, à 15,54 milliards d’euros.
Le groupe, qui vise 300 millions de passagers à l’horizon 2034, a par ailleurs transporté 208,4 millions de passagers l’an passé, un chiffre en hausse de 4 %.