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Luxembourg : des « chiffres rassurants» pour les finances publiques, estime le gouvernement


«grâce à l'ouverture progressive de notre économie, combinée à l'avancement rapide de la vaccination, je suis confiant que l'activité économique revient de plus en plus à la normale», assure Pierre Gramegna. (Photo d'archives : Editpress)

Les chiffres des finances publiques de ce début d’année sont «rassurants» selon le ministre des Finances.

La situation des finances publiques en 2021 se montre sous un jour légèrement rassurant. En effet, les recettes affichent un total de 3,4 milliards d’euros, soit une progression de +3,8 % par rapport à la même période l’an passé. Ce constat est d’autant plus réconfortant que les deux premiers mois de 2020 sont les seuls qui ont été épargnés par la pandémie et offrent ainsi la possibilité d’une comparaison précieuse.» Cette analyse est signée par Pierre Gramegna, le ministre des Finances, qui a présenté, hier, la situation des finances publiques au 28 février dernier devant les membres de la commission des Finances et du Budget (Cofibu) et la commission du Contrôle de l’exécution budgétaire (Comexbu) de la Chambre des députés.

De manière plus détaillée, et selon la méthode de comptabilité européenne (SEC 2010), l’administration des Contributions directes (ACD) a collecté jusqu’à fin février 1 650 millions d’euros, soit une progression de +9,5 % par rapport à février 2020. Les recettes de l’administration de l’Enregistrement, des Domaines et de la TVA (AED) atteignent 1 148 millions d’euros, en progression légère de 1 %. Quant à l’administration des Douanes et Accises (ADA), les recettes encaissées, toujours sur les deux premiers mois de 2021, s’élèvent à 253 millions d’euros, ce qui constitue une baisse significative de 17,9 %. Cette évolution négative s’explique par l’effet couplé du ralentissement économique induit par la pandémie et par le recours massif au télétravail, ainsi que par l’introduction de la taxe CO2 au début de l’année, qui a réduit l’écart des prix à la pompe par rapport aux pays voisins. En parallèle, il faut se réjouir néanmoins aussi du fait que les émissions de gaz à effet de serre sont ainsi réduites en ligne avec les objectifs climatiques du Luxembourg.

«La reprise se dessine
lentement»

Les dépenses totales de l’administration centrale suivant le SEC 2010 s’élèvent à 3,5 milliards d’euros, en augmentation de seulement 1,6 % par rapport aux deux premiers mois de 2020. À noter surtout que les investissements se chiffrent à 215 millions d’euros (+12,7 %), ce qui illustre la politique de soutien à l’économie et à l’innovation qui caractérise ce gouvernement.

La progression des recettes dépasse, avec +3,8 %, celle des dépenses (+1,6 %) de sorte que le déficit des finances publiques après deux mois se situe à -117 millions d’euros, ce qui est inférieur au solde négatif observé février 2020 qui se chiffrait à -189 millions d’euros.

Pierre Gramegna commente : «L’effet ciseau positif entre recettes et dépenses est un indicateur de la reprise économique qui se dessine lentement mais sûrement. Ceci devient de plus en plus palpable à la lumière du fait que, selon les dernières estimations du Statec, la baisse du PIB se limiterait au Luxembourg à -1,3 % en 2020, un des résultats les meilleurs de l’Union européenne. Ces premiers chiffres encourageants ne doivent cependant pas masquer les incertitudes sur l’évolution de la pandémie dans les mois qui viennent et nous incitent à la vigilance dans l’exécution budgétaire.»

Le Quotidien

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