Les marchés boursiers mondiaux ont été soulagés mardi par un ralentissement de l’inflation aux États-Unis, faisant fi des tensions entre Washington et Téhéran et de la hausse des prix du pétrole.
À New York, l’indice Nasdaq a progressé de 0,90 %, l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,38 % et le Dow Jones a grappillé 0,02 %.
En Europe, Londres (+0,30 %), Paris (+0,03 %), Milan (+0,10 %) et Francfort (+0,13 %) ont également terminé dans le vert.
Les places mondiales ont accueilli mardi «de bonnes nouvelles concernant l’inflation» américaine, sous la forme de l’indice des prix à la consommation (CPI) publié peu avant l’ouverture de Wall Street.
En juin, l’inflation a ralenti à 3,5 % sur un an aux États-Unis, contre 4,2 % le mois précédent, notamment grâce au recul du prix de l’essence.
C’est nettement mieux que ce qui était attendu par les analystes.
Ces chiffres «pourraient permettre à la Fed (NDLR : la banque centrale américaine) de s’abstenir de relever ses taux lors de sa réunion prévue à la fin du mois», explique Bill Adams, de Fifth Third Commercial Bank, d’où l’optimisme des Bourses.
Les opérateurs restent cependant sur leurs gardes alors que les hostilités ont repris entre les États-Unis et l’Iran.
Les cours du pétrole ont d’ailleurs rebondi mardi, mais sont parvenus à limiter leur flambée après l’abandon par Donald Trump d’un projet de taxe sur les navires passant par le détroit d’Ormuz.
Après avoir plus tôt dans la séance grimpé de plus de 5 %, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a terminé en hausse de 1,72 % à 84,73 dollars.
Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), a progressé de 1,54 % à 79,34 dollars.
Sur le marché obligataire américain, le taux d’emprunt de l’État américain à échéance dix ans s’est détendu à 4,59 %, contre 4,62 % à la clôture lundi.
Les banques américaines saluées
Les grandes banques américaines ont ouvert le bal des résultats trimestriels à Wall Street, dévoilant mardi des performances financières en forte hausse au deuxième trimestre.
Elles ont notamment profité de fluctuations des marchés financiers et de moult opérations boursières, en particulier la cotation historique du géant de l’aérospatiale SpaceX à la Bourse de New York.
Goldman Sachs s’est envolée de 9,12 % à 1 141,28 dollars, JPMorgan Chase a gagné 2,54 % à 343,03 dollars et Bank of America, 1,91 % à 60,64 dollars.
Wells Fargo (-2,65 % à 85,35 dollars) et Citigroup (-5,28 % à 133,28 dollars) ont toutefois terminé dans le rouge, affectés par des prises de bénéfices et par des craintes concernant de futures hausses des coûts, selon les analystes.
Dégringolade pour IBM
Le groupe informatique IBM a dévissé de 25,21 % à 217,07 dollars à Wall Street après avoir annoncé que ses résultats du deuxième trimestre décevraient les attentes, évoquant une réorientation des dépenses de clients vers les infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA).
«Nous avons failli à notre tâche. Nous ne nous sommes pas adaptés et n’avons pas agi assez rapidement et de nombreuses transactions importantes n’ont pas pu être conclues dans les délais prévus, ce qui explique en grande partie notre déficit», a décrit dans un communiqué aux investisseurs Arvind Krishna, le patron du groupe.
Débuts remarqués pour Le Slip français
La marque de sous-vêtements Le Slip français, chantre du Made in France, a levé mardi 5 millions d’euros d’argent frais pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris, une opération singulière dans une industrie textile chamboulée par les plateformes asiatiques.
Le prix de son action, initialement fixé à 14,80 euros, a finalement gagné 2,03 % à 15,10 euros au premier jour de sa cotation.