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Magic Mike : abdos, strip-tease et femmes en délire


Abdominaux, strip-tease et femmes en délire : Magic Mike revient au cinéma en version XXL.

Abdos d’acier, strip-teases et chorégraphies musclées  : les hommes-objets de Magic Mike , menés par Channing Tatum, reviennent dans une suite, Magic Mike XXL , à but purement récréatif pour amateurs d’apollons bodybuildés. En 2012, le premier Magic Mike , réalisé par Steven Soderbergh, mêlait numéros de danse et fresque sociale de jeunes Américains tentés par l’argent facile, la fête et la drogue.

Le film avait créé la surprise en rapportant 167 millions de dollars dans le monde pour un budget de 7 millions. Il était ainsi devenu le film de danse le plus rentable de l’histoire et contribuant au changement d’image de Matthew McConaughey, qui est passé de jeune premier pour comédies romantiques à un acteur capable de donner vie aux personnages les plus tourmentés. Il a remporté un Oscar depuis pour Dallas Buyers Club .

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De même, Magic Mike avait contribué à propulser Channing Tatum, qui incarne le rôle-titre Mike Lane, au rang de sex-symbole international. Sa carrière a depuis décollé avec le rôle phare du film multiprimé Foxcatcher et celui du prochain film des frères Coen, Hail Caesar! . C’est sa vraie expérience de strip-teaser au tout début de sa carrière qui a inspiré Magic Mike et sa suite. Le premier Magic Mike voulait « montrer que « ceci n’est pas juste un film de strip-teasers, cela parle de la vraie vie, de vrais gens, des bas-fonds d’une ville » », a expliqué le comédien lors d’une table ronde à Beverly Hills.

« Avec la suite, le concept a déjà fait ses preuves et maintenant on peut donner aux gens à déguster ce qu’ils attendaient probablement lors du premier film » , ajoute-t-il. À savoir  : des pectoraux et des chorégraphies. L’un des prédécesseurs de Magic Mike dans le genre des films de strip-tease masculins, The Full Monty (1997), s’inscrivait également sur une toile de fonds sociale : la désindustrialisation et le chômage en Angleterre.

Mi -hip-hop, mi-Broadway

Aucune ambition de peinture sociale dans Magic Mike XXL , dont l’intrigue est «fine comme le plus léger des strings», selon la critique du Los Angeles Times . Mike et ses copains se retrouvent pour un road-trip. Ken est fan de New Age, Tito veut monter un commerce de yaourt glacé, tandis que «Big Dick Richie» (Joe Manganiello, le futur Monsieur Sofia Vergara) va trouver une belle du Sud qui n’a pas peur de son anatomie impressionnante (Andie McDowell).

Mike, quant à lui, veut oublier son divorce en remontant sur scène avec sa bande, et va en chemin flirter avec une jeune et jolie photographe (Amber Heard). Le film cible avant tout une audience féminine d’âge moyen. Jada Pinkett-Smith, Madame Will Smith à la ville, y incarne Rome, une propriétaire de clubs de strip-tease pour femmes qui appelle ses clientes «des reines», tandis que son chanteur maison Andre se charge de regonfler leur ego à coup de textes sur mesure.

« On dit trop souvent aux femmes quelle relation elles devraient avoir au sexe » et « j’aime le message que ce film donne aux femmes sur la liberté qui est la leur d’explorer cet espace sensuel » , assure Pinkett-Smith. Un avis partagé par Matt Bomer, qui joue Ken : « La sexualité devrait être une conversation entre partenaires, pas quelque chose dont il faut avoir honte. On peut raconter des histoires autour de ça et en rire. » Reste à savoir si le film fera mouche. Il récolte un score de seulement 58  % d’opinions favorables sur le site agrégateur Rottentomatoes.com.

Magic Mike XXL «évoque le fantasme masculin de ce qu’un fantasme féminin devrait être», écrit ainsi le Los Angeles Times . Le vrai plaisir de Magic Mike XXL repose dans les numéros de danse d’inspiration mi-hip-hop, mi-Broadway, concoctés par la chorégraphe Alison Faulk : des séances d’effeuillage pour la plupart décoiffantes, parfois drôles comme celle de Manganiello dans une station-service, tournées devant près d’un millier de figurantes en délire.

Magic Mike XXL, de Gregory Jacobs. À partir du mercredi 8 juillet à l’Utopolis Belval (Esch) et l’Utopolis (Luxembourg).

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