NORTHCAPE-TARIFA «C'était bien un truc de fou», répète en boucle Ralph Diseviscourt, spécialiste luxembourgeois d'ultracyclisme, arrivé à bon port dimanche minuit. Depuis lundi, il a repris le boulot et prend le temps de raconter son périple.
Lundi passé, Ralph Disevicourt, amaigri de «seulement» cinq kilos (78 au lieu de 83), s'est pointé comme il l'avait prévu pour son retour de «vacances», à son bureau de la BIL. Il lui a fallu se convaincre et se pincer en se regardant dans la glace que c'était bien lui dont il s'agissait. «Je ne m'étais jamais vu comme ça!», sourit-il.
«Après l'arrivée, samedi à minuit ou dimanche à 0 h, j'ai rejoint Malaga où j'étais logé. J'ai pris l'avion dimanche soir et j'étais juste de retour au Luxembourg à minuit», explique l'intéressé qui rappelle son stress de fin de parcours avec cette dernière étape. «Il me restait 340 kilomètres avec plus de 5 000 mètres de dénivelé. J'avais peur de me recoucher le samedi soir pour devoir finir le dimanche. Cela m'a mis la pression, mais cela a marché. J'étais resté avec cette idée initiale de boucler le parcours en 21 jours et j'étais dans mon temps», rappelle le fameux «Dizzy», qui mardi, a repris son vélo pour effectuer son trajet quotidien vélotaf Wiltz-Luxembourg et retour. «En toute décontraction», assure ce doux dingue qu'on n'est pas forcé de croire sur parole.
Au départ du cap Nord.
Dans tous les cas, nous l'invitons ici, avec un peu de recul, à revisiter son périple et il ne se fait pas prier...
Votre plus belle nuit?
Ralph Disevicourt : La toute première en partant du cap Nord. On a roulé tout le temps, il faisait jour. Le soleil ne se couchait pas. Nous étions dans des paysages magnifiques.
Votre plus belle étape?
Le 3 juillet, pour ...
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