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Convention CNS : l’AMMD claque la porte


La direction de l'AMMD charge une nouvelle fois la CNS et le gouvernement. (Photo : archives lq/fabrizio pizzolante)

La médiation entre la Caisse nationale de santé (CNS) et l’Association des médecins et médecins-dentistes (AMMD), dans l’optique de signer une nouvelle convention fixant les tarifs des consultations médicales, s’est soldée par un échec.

Dans une newsletter envoyée à ses membres, dont plusieurs médias ont pris connaissance, l’AMMD accuse la CNS d’avoir tenu des propos «agressifs».

Le principal différend n’oppose pas la CNS à l’AMMD, mais cette dernière au gouvernement. Malgré quelques avancées, les dirigeants de l’AMMD fustigent toujours le manque de volonté de libéraliser davantage le secteur médical. L’association va jusqu’à dénoncer une médecine trop centralisée, comparant le modèle défendu par le gouvernement à celui du Cuba communiste.

Deux réunions avec le Premier ministre, Luc Frieden, n’ont pas permis d’apaiser les tensions qui ont abouti, en novembre dernier, à la résiliation de la convention avec la CNS.

Le gouvernement prévoit d’ouvrir davantage les soins ambulatoires à des structures distinctes des hôpitaux, notamment exploitées par des associations ou sociétés de médecins. Sont concernés par cette ouverture : dialyse, oncologie, hospitalisation de jour non chirurgicale, ophtalmologie, dermatologie, chirurgie pariétale et proctologique ainsi que l’urologie. S’y ajoute l’imagerie médicale, qui peut déjà être proposée sous la forme d’une antenne hospitalière. Un ensemble qui reste insuffisant aux yeux de l’AMMD.

Les patients ne doivent pas s’inquiéter outre mesure du refus de l’AMMD de signer une nouvelle convention. À partir du 1er novembre, un règlement grand-ducal prendra le relais afin de maintenir les prestations actuelles.

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