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Prisée des frontaliers, cette commune veut garder ses «jeunes du coin»


(Photo d'illustration : Julio Pelaez)

De par sa localisation, la commune de Léglise (Belgique) attire beaucoup de frontaliers qui vont travailler au Luxembourg. Pour garder une âme et ne pas se transformer en ville dortoir, elle vient de prendre une décision inédite.

Comment garder des habitants jeunes, locaux et investis pour leur commune lorsque l’on se situe à quelques dizaines de kilomètres du Luxembourg  ? Comment «résister» aux travailleurs frontaliers, dont les revenus leur donnent généralement un avantage sur le marché immobilier ?

La petite ville de Léglise (Belgique) a bien réfléchi à cette question et pris une mesure forte, lors du dernier conseil communal fin août.

Des logements «réservés aux jeunes de la commune»

D’après TVLux, pour les nouveaux lotissements, environ 10 % des lots commercialisés par les promoteurs devront être réservés à des propriétaires qui répondent à un profil bien précis.

Parmi les critères : être âgé de moins de 35 ans, être domicilié sur la commune depuis deux ans au moins, ou y avoir déjà été domicilié durant 10 ans.

Surtout, ils seront proposés à des tarifs plus abordables. «Nous avons pris la fourchette bas, 80€/m², comme montant de prix de vente maximum», rapporte à nos confrères Simon Huberty, bourgmestre de Léglise.

Un promoteur envisage justement la création d’une quinzaine de lots dans un quartier de la commune. Au moins un de ces lots sera donc réservé à un(e) jeune local(e).

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