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Pour les agriculteurs, le prix du diesel a augmenté de 95 % en trois mois


La guerre au Moyen-Orient a des répercussions jusque dans les champs luxembourgeois. (Photo : archives editpress)

La hausse des prix du diesel agricole risque de peser lourdement sur la rentabilité des exploitations luxembourgeoises.

Parmi les secteurs d’activités touchés de plein fouet par l’augmentation des prix du pétrole, l’agriculture figure en bonne place. D’autant que «nous sommes actuellement dans la période durant laquelle les champs sont préparés, fertilisés et labourés, ce qui s’accompagne d’une consommation élevée de gazole agricole», constatent les députés LSAP Claire Delcourt et Ben Polidori. Inquiets, ils demandent à la ministre de l’Agriculture si l’État a prévu de donner un coup de pouce aux exploitants.

Martine Hansen, qui a répondu ce vendredi dans une réponse ministérielle, indique qu’en effet le prix du diesel agricole a augmenté de «95 % » entre le 1ᵉʳ janvier et le 28 mars 2026, et de «60,4 % » par rapport à 2024. Pour l’instant, son ministère analyse «l’évolution des prix du pétrole et l’impact sur la rentabilité des exploitations». Mais il ne prévoit pas, à ce stade, de mesures d’allègement à court terme.

Concernant une éventuelle réduction fiscale comparable à celles mises en place en France ou en Belgique, la ministre souligne que «le diesel destiné aux activités agricoles est intégralement exempté des accises sur les carburants et de la taxe CO₂» au Luxembourg. Dès lors, «une réduction fiscale n’est pas possible», contrairement aux pays voisins.

Le gouvernement a néanmoins conscience que l’impact financier pourrait être significatif pour les agriculteurs. En se basant sur les données du SER-Testbetribsnetz, les dépenses en carburants et lubrifiants représentaient en moyenne «environ 3 % des coûts totaux» des exploitations en 2024, soit quelque 12 500 euros. Avec une hausse de 60,4 % des prix, cela représenterait «des coûts supplémentaires d’environ 7 550 euros par exploitation». Soit «une baisse d’environ 9 % du résultat ordinaire» des exploitations agricoles, si tous les autres paramètres restent inchangés.

 

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