Petit village vivant en autarcie, le Pfaffenthal s’est ouvert sur le monde et ses dangers. L’accumulation de crimes et délits de ces dernières semaines inquiète ses habitants.
«Dans le temps, on ne fermait jamais les portes des maisons. Il n’y avait rien à voler au Pfaffenthal», m’a toujours raconté Marceline, native de la rue Laurent-Menager. «Et puis, les gens avaient peur de venir dans le quartier.» Aujourd’hui, le Pfaffenthal ne fait plus peur depuis longtemps et avec la gentrification, la population de ce quartier de la capitale s’est diversifiée. Les logements sociaux avoisinent les vieilles bâtisses rénovées et équipées d’alarmes.
Depuis l’arrivée de l’ascenseur – il y a dix ans – et du funiculaire, c’est le monde à l’envers. La planète entière traverse ce qui était encore il n’y a pas si longtemps un paisible petit village niché entre deux versants de Luxembourg-ville. Tout s’est accéléré le long de l’Alzette et les phénomènes de la Ville-Haute s’y sont répercutés. L’année dernière, une jeune femme sans domicile fixe y avait élu domicile pendant quelques mois. Le parc Odendall, autrefois dévolu aux chiens et aux chats, aux hérons et autres canards, sert d’habitat à une bande de sans-abris. Et, les anciens habitants le jurent, la criminalité augmente.
«Je déjeunais avec une voisine à la terrasse d’un des ...
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