Il était bien là, samedi matin, devant la Chambre des députés.
Hakaroa Vallée, 21 ans, étudiant et diabétique de type 1 depuis ses 11 ans, a bouclé ce week-end la 6e étape luxembourgeoise de son défi hors norme : courir 27 km par jour, 27 jours d’affilée, dans les 27 capitales de l’UE. Partie de Madrid le 27 juillet, la course doit s’achever à Paris le 22 août.
À ses côtés au départ, l’Association luxembourgeoise du diabète (ALD) venue soutenir une démarche qui dépasse le seul geste sportif. Car le message porté par le jeune Français concerne aussi le pays : la place des malades chroniques dans le monde du travail.
Son combat n’est pas de nier les contraintes de la maladie, mais de contester les exclusions automatiques fondées sur le seul diagnostic. Ce qui devrait compter, plaide-t-il, c’est la capacité réelle de chacun à exercer un métier, évaluée au cas par cas, et non des interdictions parfois héritées des années 1960, alors que les capteurs de glucose en continu et les pompes à insuline ont changé la donne.
Au Luxembourg, où vivent quelque 2 600 personnes atteintes d’un diabète de type 1, aucune liste légale n’interdit de métiers. Mais l’ALD pointe des obstacles concrets dans l’accès à certaines professions et l’absence de statut protecteur.