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Lycéens : «Les priorités ont changé, et l’école n’est plus en haut de la liste»


Les élèves disent se sentir moins accompagnés en classe : un effet ricochet de la pénurie d'enseignants. (Photo : archives lq/isabella finzi)

Alors qu'ils soulèvent depuis plusieurs années ce qui pèse sur leur scolarité, les lycéens ont le sentiment de ne pas être pris au sérieux et ne s'étonnent pas des piètres résultats PISA.

La baisse du niveau des élèves luxembourgeois, notamment en lecture, révélée par les résultats de la dernière enquête PISA ne surprend pas vraiment les lycéens, qui en sont chaque jour témoins en classe.

«Ça correspond à ce qu'on voit à l'école. En cours d'allemand ou de français, quand l'un d'entre nous doit lire un texte, ça devient très compliqué, c'est long, les autres s'ennuient parce que ça ne les intéresse pas. Et ça empire d'année en année», décrit Antoine Zabé, 16 ans, élève de l'Athénée à Luxembourg et membre de la Conférence nationale des élèves du Luxembourg (CNEL).

Des difficultés que le multilinguisme, pierre angulaire du système éducatif luxembourgeois, peut aggraver, estime-t-il, et pas que pour les élèves : «Dans mon parcours au lycée, j'ai pu constater que certains profs avaient eux-mêmes du mal à transmettre leur matière, n'étant pas familiers avec la langue française.»

Il se rappelle ainsi d'un professeur de physique : «Il faisait tout son cours en luxembourgeois, car il n'aimait pas parler le français, ...


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