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Luxembourg : la violence domestique tend à la baisse


Malgré les répercussions de la pandémie, les chiffres de la violence domestique n'ont pas connu d'explosion en 2020 et en 2021. (Photo : archives lq/fabrizio pizzolante)

Pour la première fois depuis 2017, le nombre d’interventions de la police et d’expulsions en lien avec des violences domestiques est en baisse. On dénombre toutefois 1 712 victimes, dont 389 mineurs. Ce sont 1 365 auteurs qui ont été identifiés.

Il s’agit de chiffres bruts derrières lesquels se cachent néanmoins des drames qui surviennent au jour le jour à travers le Grand-Duché. En moyenne, la police est intervenue, en 2021, près de 76 fois par mois, pour des faits de violence domestique. Le total des interventions se chiffre à 917 cas. Il s’agit d’un léger recul de 2,76 % par rapport à 2020.

En parallèle, les expulsions temporaires du ménage sont, elles aussi, reparties à la baisse. Le parquet a ordonné 249 expulsions, soit 10,43 % de moins qu’en 2020. En moyenne, ce sont donc 20 auteurs de violences domestiques qui ont été obligés de quitter leur domicile, sur une durée située entre deux semaines et 3 mois.

1 712 victimes dont 1 039 femmes

Même si ces deux chiffres-clés tendent à la baisse, d’ailleurs pour la première fois depuis 2017, le nombre de victimes se stabilise à un niveau non négligeable. Ce sont 1 712 personnes qui ont subi des violences, dont 1 039 femmes et 673 hommes. Parmi elles, on retrouve 389 mineurs.

Lors de la présentation du rapport annuel du Comité de coopération entre les professionnels dans le domaine de la lutte contre la violence, la ministre Taina Bofferding a rappelée que «la violence domestique est un phénomène sociétal qui touche toutes les catégories d’âge et couches sociales. Le domicile peut devenir un lieu dangereux. En même temps, il est à souligner que ce n’est pas la victime qui est fautive».

La violence domestique ne serait également pas «une affaire privée ou familiale. Il s’agit d’un problème sociétal qui nous devons combattre tous ensemble».

20,5 % de récidives

Ces dernières années, le travail avec les auteurs de violences domestiques a été renforcé. Parmi les expulsions, on compte 20,5 % de récidives. Il est désormais envisagé de rendre obligatoire le suivi psychologique des auteurs.

Les victimes sont, elles, prises en charge dès la première intervention de la police. Un important travail préventif est aussi accompli par les acteurs engagés sur le terrain, dont le Service d’assistance aux victimes de violence domestique.

www.violence.lu

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