Le Statec a publié une nouvelle étude sur l’IA et sa perception au sein de la population. Il en résulte qu’une grande majorité de résidents a une vision plutôt positive de cette nouvelle technologie.
Aide aux devoirs, soutien dans son travail, confident… Impossible aujourd’hui d’échapper à l’intelligence artificielle. Mais alors que l’IA générative s’est rapidement imposée dans nos habitudes, parfois sans attendre d’invitations, elle ne fait pas encore l’unanimité. Si son usage a explosé, tout le monde n’a pas la même perception sur cette technologie qui entretient encore autant d’espoirs que de craintes.
Après avoir identifié les différents types de métiers qui pourraient être ou non impactés par l’IA, le Statec a donc décidé de s’intéresser au regard que portent les résidents du Grand-Duché sur ChatGPT et ses amis. Et il s’avère que les IA génératives sont majoritairement perçues comme une opportunité avec 63% des utilisateurs d’internet qui leur sont favorables.
Mais les résultats font tout de même ressortir trois fractures : éducative, professionnelle et générationnelle. «Cette perception reste fortement contrastée selon les profils, nuance le Statec. Les jeunes (72% des 16–24 ans) et les travailleurs du numérique (84% dans les métiers TIC) se montrent les plus optimistes, tandis que les seniors (52% des 65–74 ans) et les travailleurs manuels (53%) expriment des craintes.» Outre l’âge, les femmes déclarent en moyenne être plus préoccupées que les hommes (39% des femmes contre 34% des hommes). Les personnes avec un niveau d’éducation élevé (universitaire ou équivalent) considèrent également à 72% l’IA comme une opportunité, alors que les personnes avec un niveau plus faible (primaire ou secondaire inférieur) sont plus méfiantes.
Des adaptations différentes
Cette perception conditionne directement certains comportements d’adaptation. Parmi les plus optimistes, près de 7 personnes sur 10 (68%) se forment ou s’auto-forment aux nouveaux outils de l’IA générative, contre seulement 26% chez celles qui la considèrent comme une menace.
Néanmoins, indépendamment de la manière dont elle est perçue, l’IA générative suscite un réel engagement en matière de formation (via l’employeur, l’école ou en ligne) ou d’auto-formation. De nombreuses personnes entreprennent en effet des démarches pour renforcer leurs connaissances et développer leurs compétences dans ce domaine. «Cette dynamique traduit une forme de résilience et d’adaptation face aux enjeux liés à l’essor de l’IA», analyse le Statec.
Mais ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence, compte tenu de la rapidité avec laquelle l’IA évolue. «Les perceptions sont donc susceptibles de changer rapidement, ce qui rend nécessaire un suivi statistique régulier et inscrit dans la durée», conclut le Statec.