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L’Adem réclame plus de 50 000 euros au faux chômeur


L'Adem s'est constituée partie civile dans cette affaire. (illustration Isabella Finzi)

Pour avoir encaissé le chômage alors qu’il travaillait au noir, un homme était cité mardi au tribunal.

« Les indemnités de chômage sont destinées aux personnes qui n’ont pas de travail. Il n’est pas possible d’encaisser les indemnités et de travailler en même temps… » Les faits pointés mardi après-midi par le représentant du parquet remontent à l’automne 2017.

Pendant près de trois mois, Arsène a effectué des travaux de rénovation dans un appartement à Mondorf. Certes au noir, mais pour 20 euros de l’heure. Le parquet a fait le calcul : «Cela donne près de 9 000 euros. Il gagnait donc bien sa vie. Car en parallèle, il continuait à percevoir les indemnités de chômage.» L’Adem réclame aujourd’hui au prévenu de 44 ans près de 53 000 euros de dommages et intérêts. Par le biais de son avocate, Me Lynn Frank, elle s’est constituée partie civile.

Cette somme est toutefois contestée par Me Daniel Noël : «La demande de la partie civile doit se limiter à la période de trois mois où mon client a effectué les travaux d’installation sans autorisation.» Donnant à considérer que son client à déjà été condamné pour le travail au noir, l’avocat a estimé qu’il est impossible de le condamner une nouvelle fois pour les mêmes faits.

Le parquet avait toutefois une autre vue du dossier. S’il s’agit bien des mêmes faits, il ne s’agit pas de la même infraction. Pour l’ «escroquerie à subvention», il a requis six mois de prison assortis du sursis probatoire avec obligation de rembourser à l’Adem les indemnités indûment perçues.

La 16e chambre correctionnelle rendra son jugement le 8 mai.

Fabienne Armborst

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