Accueil | A la Une | La facture du Brexit s’annonce salée pour le Luxembourg

La facture du Brexit s’annonce salée pour le Luxembourg


Pour l'instant, l'UE coûte entre 350 et 380 millions d'euros par an au Grand-Duché, soit 1,50 euro par jour et par citoyen. (illustration Didier Sylvestre)

La contribution du Luxembourg au budget européen pourrait grimper jusqu’à 500 millions d’euros par an, estime Pierre Gramegna.

Le présent cadre financier pluriannuel (2014-2020) de l’Union européenne touchant bientôt à son terme, la Commission européenne a proposé début mai un nouveau budget pour compenser la perte engendrée par le Brexit. Elle propose d’augmenter le plafond des engagements à 1,114 % du revenu national brut des 27 États membres contre 1,03 % actuellement à 28, a expliqué lundi le ministre des Finances, Pierre Gramegna, à la Chambre des députés.

Pour le Luxembourg, cela signifie qu’il devra probablement payer entre 380 et 500 millions d’euros par an. Un chiffre exact est difficile à estimer, a expliqué Pierre Gramegna aux députés. Pour l’instant, l’Union européenne coûte entre 350 et 380 millions d’euros par an au Grand-Duché, soit 1,50 euro par jour et par citoyen luxembourgeois.

Budgets restreints de certains postes

En outre, la Commission européenne propose d’augmenter à 34,4 milliards d’euros, à savoir trois fois plus qu’actuellement, son budget pour la gestion des frontières extérieures, des migrations et de la défense. Le budget alloué au programme «Erasmus +» ainsi qu’aux investissements dans la recherche et dans l’innovation sera doublé.

En contrepartie, d’autres politiques voient leurs budgets restreints telles que la politique de cohésion (-7 %) ou encore la politique agricole commune (-5 %). La PAC perd sa place de premier budget de l’Union au profit de la politique régionale (fonds structurels). Elle ne représentera plus que 30 % des dépenses européennes, contre plus de 43 % aujourd’hui.

Cette diminution aura également des répercussions pour le Grand-Duché, qui touchera 3,8 % de moins dans les aides allouées directement aux agriculteurs et 14 % de moins pour le développement durable. Selon le ministre des Finances, le Luxembourg «pourra vivre avec ces réductions budgétaires», mais il plaide pour que des aides nationales puissent compenser cette perte.

LQ

PUBLIER UN COMMENTAIRE

*

Votre adresse email ne sera pas publiée. Vos données sont recueillies conformément à la législation en vigueur sur la Protection des données personnelles. Pour en savoir sur notre politique de protection des données personnelles, cliquez-ici.