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Jeu vidéo : prévention ludique chez Bee Secure


Le jeu en coopération était à l'honneur. Idéal pour apprendre à jouer ensemble. (Photos julien garroy)

Durant deux jours, Bee Secure a invité les enfants des maisons relais du pays pour la 20e édition de son DigiRallye, consacré cette fois à leurs usages du jeu vidéo.

L’animation aurait dû avoir lieu en extérieur. Mais avec la météo changeante, Bee Secure a dû se replier dans le Forum Campus Geesseknäppchen. Qu’importe puisque le sujet du nouveau DigiRallye est avant tout une activité d’intérieur : les jeux vidéo. «C’est la 20e édition, l’idée à la base est d’organiser quelque chose pendant les vacances avec les maisons relais», explique Elise Laera, chargée de projet chez Bee Secure. Mais comme toujours avec cette initiative gouvernementale, les animations sont couplées à un vrai projet pédagogique. «Nous essayons toujours de sensibiliser les enfants. En hiver, nous avions simulé une panne de courant pour montrer ce qui se passait quand tout est analogique. Et l’été dernier, nous avions créé une capsule temporelle pour montrer qu’il était important de garder des souvenirs. »

Pour cette nouvelle édition, l’idée était de mettre en garde les plus jeunes contre les aspects les plus problématiques et prédateurs des jeux vidéo. «Nous abordons plusieurs sujets comme l’usage excessif, les achats en jeu ou le grooming (une technique de manipulation en ligne où certains adultes se font passer pour un enfant).»

Un message qui passe bien

Pour rendre le tout plus ludique, les enfants (environ 150 sur deux jours) passent par différents ateliers d’une trentaine de minutes. Dans l’un d’entre eux, ils créent un jeu de l’oie dans lequel ils définissent leurs propres règles. «Cela nous permet de voir leurs usages dans les jeux.» Un peu plus loin, une boutique leur permet de personnaliser leur plateau en échangeant des éléments de décoration contre des jetons. «Comme dans les jeux en ligne, nous les incitons à acheter pour leur faire comprendre qu’ils utilisent du vrai argent.»

Âgés de 8 à 12 ans, les enfants semblent particulièrement réceptifs. «Nous ne sommes pas dans leur tête mais on voit qu’ils se rappellent des messages.» Une grande partie d’entre eux jouent aux jeux vidéo et se retrouvent donc dans les conseils que prodigue Bee Secure. «Après, à cet âge-là, certains sont déjà très informés et d’autres moins, nuance Elise Laera. Il y a des enfants qui ont déjà eu une première tablette tandis que d’autres n’ont pas le droit de jouer.»

Mais derrière ce message de prévention, l’idée n’est pas de stigmatiser le jeu vidéo. Les jeux coopératifs sont par exemple mis à l’honneur. Dans l’un des ateliers, les enfants jouent à Overcooked (un jeu de cuisine où il faut préparer à plusieurs et le plus rapidement possible les plats d’un restaurant). Après les avoir laissés jouer comme ils l’entendaient, les animateurs ont donné quelques conseils aux enfants pour coopérer plus facilement. Une manière de montrer que le jeu vidéo peut aussi apporter énormément de choses. «Chez Bee Secure, nous ne disons jamais que quelque chose est bien ou mal, mais nous mettons en garde les enfants contre certains risques pour qu’ils fassent attention.»

Chaque enfant est reparti avec un jeu de l’oie dont il a défini lui-même les règles.

Le cornhole pour lâcher les écrans

Dans l’une des salles du Forum Geesseknäppchen, ce n’est pas de jeu vidéo que l’on parle mais d’une activité loin d’être virtuelle : le cornhole, aussi appelé jeu de poches. Originaire des États-Unis, ce jeu d’adresse gagne en popularité en Europe et notamment au Luxembourg. Les règles sont simples : les joueurs doivent lancer de petits sacs remplis de maïs ou de granulés sur une planche inclinée percée d’un trou. Le but est de les placer sur la planche ou de les faire passer directement dans le trou afin de marquer des points. «A chaque édition, on a un atelier plus tranquille. Cette fois, l’idée est de montrer que le jeu n’est pas toujours en ligne», précise Elise Laera.

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