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La «marque» de Guillaume

Il a été préparé toute sa vie pour être prêt le jour J. Mais à 43 ans, Guillaume allait-il vraiment être à la hauteur comme chef de l’État, en succédant à son père, le Grand-Duc Henri? La réponse est globalement positive. Le souverain – fortement soutenu par son épouse Stéphanie et une équipe rapprochée renouvelée – a connu une première année de règne dynamique, sans accroc majeur. Seule sa volonté de reprendre la main sur 850 hectares de forêt du Gréngewald a fait un peu de bruit au mois de juin. Le gouvernement, chargé de la gestion de la parcelle qui appartient toujours à la famille grand-ducale, a rapidement rejeté la demande, tout en ouvrant la voie à une solution à l’amiable. La communication tardive du coût du changement de règne – 8,6 millions d’euros pour l’État, dont environ 5 millions pris en charge par la Cour, auxquels s’ajoutent près de 5 millions pour la Ville de Luxembourg – a elle aussi fait des vagues.

Le mérite de cette année positive revient à un nouveau Grand-Duc qui a réussi à rapidement imprimer sa marque. L’effervescence autour du Trounwiessel s’est confirmée lors des trois Joyeuses Entrées de cette année. Les visites de terrain ont été nombreuses, tout comme les déplacements à l’étranger. Avec son discours engagé devant l’Assemblée générale de l’ONU, Guillaume a pleinement endossé son rôle de chef de l’État, même s’il faut rappeler que cette prise de parole était validée par le gouvernement. Le souverain a aussi réussi à nouer des liens étroits avec les dirigeants des pays voisins et les principaux partenaires européens du Luxembourg. En témoigne la visite d’État du président finlandais mardi et mercredi.

Le soutien apporté à la jeune génération, sans que le Grand-Duc ait pour autant laissé de côté les autres catégories de la population, est à saluer. Il s’agira désormais de consolider les bases posées au cours de cette première année de règne qui, selon la Cour, «témoigne de l’attachement» du couple grand-ducal «à l’écoute, à la solidarité, aux institutions et à l’avenir du pays», tout en «restant attentif aux défis de notre époque». Cet élan ne doit toutefois pas empêcher de porter un regard critique sur l’action du Grand-Duc, afin de veiller à ce que Guillaume continue d’exercer son rôle dans les limites que lui impose la Constitution.

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