Sous l’effet du rebond des produits pétroliers, l’inflation annuelle remonte à 2,9 % en septembre, après trois mois stables à 2,2 %.
En septembre 2026, l’inflation annuelle au Luxembourg grimpe à 2,9 %, contre 2,2 % en août, indique le Statec ce mercredi matin. Deux moteurs expliquent cette accélération : les produits pétroliers, dont les prix repartent nettement à la hausse, et les services, qui contribuent davantage.
L’inflation hors énergie progresse elle aussi, mais plus modérément : elle passe de 1,9 % à 2,2 %.
Après plusieurs mois de baisses consécutives, la tendance s’inverse pour les produits énergétiques. Leurs prix augmentent de 6,4 % en un mois et dépassent de 12,1 % leur niveau de septembre 2025.
Le mazout de chauffage enregistre la hausse la plus spectaculaire : +12,6 % sur un mois et +61,4 % sur un an. À la pompe aussi, la facture s’alourdit. En un mois, le litre de diesel prend 8,5 % et celui d’essence 8,8 %. Sur un an, la hausse atteint 44,2 % pour le diesel et 25 % pour l’essence.
Les prix du gaz et de l’électricité, en revanche, restent inchangés.
Les services accélèrent, mais ponctuellement
Les prix des services affichent une hausse de 3,4 % sur un an, contre 2,6 % en août. En cause, principalement : les tarifs des crèches et maisons relais, en hausse de 13 % par rapport à septembre 2025. Le Statec relativise toutefois : il s’agit d’une série volatile, les maisons relais étant gratuites en période scolaire mais payantes pendant les vacances. Une baisse conséquente est attendue dès le mois prochain.
Les voyages à forfait coûtent 5,6 % de plus qu’il y a un an, mais 6,9 % de moins qu’en août. Même schéma pour les billets d’avion : +8,6 % sur un an, mais −13,6 % sur un mois. La restauration progresse de 0,2 % en un mois et de 3,4 % sur un an.
Rentrée oblige, les tarifs de l’enseignement privé augmentent également : +2,5 % pour le primaire et +1 % pour le secondaire. Les cours de langue, eux, baissent légèrement (−0,7 %).
Les prix de l’alimentation, boissons alcoolisées et tabac compris, augmentent de 1,8 % sur un an. Certaines catégories se distinguent nettement : les légumes à fruits (tomates, poivrons, courgettes, concombres…) bondissent de 20,8 %, les fruits congelés de 6,6 % et la viande fraîche de 3,5 %.
À l’inverse, les pâtes (−4,7 %), les agrumes (−3,6 %) et les fruits à noyau (−2,7 %) sont moins chers qu’en septembre 2025.
Les biens industriels non énergétiques affichent la hausse la plus faible (+0,8 %). Les journaux y enregistrent la progression la plus forte, avec +7,5 % sur un an, devant les produits de nettoyage et d’entretien ménagers (+4,3 % sur un an, +1,3 % sur un mois). Les vélos, eux, baissent de 4,9 % sur un an et de 3,6 % sur un mois.
Prochain index en vue
La moyenne semestrielle de l’indice passe de 1 054,27 à 1 058,56 points. La prochaine indexation sera déclenchée lorsqu’elle atteindra 1 064,75 points. Depuis la dernière tranche, la hausse cumulée des prix s’élève à 1,90 %.
Une première estimation de l’inflation d’octobre sera publiée le 30 octobre, et les résultats définitifs le 4 novembre, à l’issue de la réunion de la commission de l’indice.