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Incident Cargolux : une enquête est ouverte


L’administration des Enquêtes techniques et la Direction de l'aviation civile mènent une enquête. (photo archives Editpress)

Le 14 mai, le Findel avait été contraint de fermer l’une de ses pistes après l’atterrissage d’urgence d’un Boeing. Une enquête est ouverte, a-t-on appris mercredi.

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux : en début de soirée, un Boeing de Cargolux se pose sur le tarmac, un camion du CGDIS surgit tandis que des morceaux du train d’atterrissage de l’avion se détachent et s’envolent. L’incident, aussi spectaculaire soit-il, n’a fort heureusement fait aucun blessé. Mais des questions se posent désormais.

La première concerne l’environnement. Le Boeing, immatriculé LX-OCV et qui devait se poser à Chicago, a rencontré des difficultés avec son train d’atterrissage, juste après avoir décollé de Luxembourg. Si bien qu’il a dû revenir se poser de toute urgence au Findel. Entretemps, explique le gouvernement, comme le prévoient « des procédures régies par la publication d’information aéronautique, publiée par skeyes et applicable aux espaces aériens belge et luxembourgeois », le pilote a dû procéder à un fuel dumping au-dessus des Ardennes.

Ce délestage de fuel n’a pas manqué de susciter des inquiétudes. En cas d’urgence, rappelle le gouvernement dans un communiqué, le délestage de carburant doit, dans la mesure du possible, ne pas être effectué au-dessus des zones encombrées de villes ou d’agglomérations, dans les circuits d’attente et à moins de 3 000 pieds au-dessus d’autres aéronefs.

Dans le cas présent, « le kérosène a principalement été délesté dans les Ardennes sur une hauteur de 10 000 pieds », ce qui ne devrait pas poser de risques environnementaux, puisque « selon des études de la United States Air Force, qui ont fait plusieurs recherches sur ce sujet, le kérosène s’évapore complètement à partir d’une hauteur de 5 000-6 000 pieds (1 500-1 800 m) dans l’atmosphère ». De même, » il est peu probable que le territoire luxembourgeois ait été affecté par cette procédure », poursuit le ministère de la Mobilité.

Une enquête technique

Quant aux questions d’ordre technique, une enquête est en cours. L’administration des Enquêtes techniques explique que le premier objectif de ses investigations, qu’elle mène avec la Direction de l’aviation civile, est « d’améliorer la sécurité par la prévention d’accidents et d’incidents sans détermination des fautes ou des responsabilités ». La première phase, « consiste à collecter des informations et des preuves afin d’être en mesure de déterminer des causes ou des facteurs contributifs qui ont mené à cet incident grave ». S’il y a lieu, explique-t-elle encore, elle formulera « des recommandations de sécurité visant à prévenir de tels événements dans le futur ».

Cette enquête est diligentée « en toute indépendance sans la moindre ingérence du ministère », souligne le ministère de la Mobilité qui dorénavant « s’abstient de tout propos ». Il appartiendra aux administrations, conclut le ministère, de communiquer le moment venu, les résultats de l’enquête.

 

 

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